News du samedi 5 Juillet 2008---------------
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Finalement, toute la population
se sent menacée par l'hypothèse
Copyright
00H00 – (La suite d’hier) Dans
son rapport remis au gouvernement péquiste de Lucien Bouchard,
à la fin de 1998, la Commission Poitras, qui a enquêté
sur des activités illégales de la Sûreté
du Québec, dont la fabrication de quatre preuves lors d'un
procès, écrit que la prestation des services policiers
est en plein remodelage et le Québec se dirige vers la
généralisation du modèle de « la
police professionnelle de type communautaire ».
(Rapport de la Commission d'enquête chargée de faire
enquête sur la Sûreté du Québec -
Les Publications du Québec, décembre 1998)
Le but avoué des réformateurs, outre la
revalorisation du travail des patrouilleurs, est la disparition du
crime par l'intégration de la police à la communauté.
Or paradoxalement, constate la Commission, avant même que l'on
ne puisse cueillir les fruits de la réforme en cours, le taux
de criminalité baisse, et ce, malgré la diminution des
budgets alloués aux forces policières, un peu comme si
d'autres tendances plus lourdes ou plus opaques affectaient les
criminels. Par ailleurs, ce modèle qui, à la Sûreté
du Québec, a pris le nom de « police
de proximité » ne vise pas
le monde des enquêtes sur les crimes majeurs, signale la
Commission.
L'évidence saute aux yeux : la police ne
peut être totalement communautaire, et très loin sans
faut. Ce qui n'exclut pas, notons-le, la contribution minimale de
certains collabos. Deuxième évidence : la police
ne peut être communautaire que dans ses relations avec les
personnes se sentant insécurisées. Là, nous
entrons dans un champ d'intervention immense.
C'est qu'elle fait peur aux citoyens avec son maître
mot panzer : la prévention. Ce qui lui permet de prendre
de la hauteur, de devenir indispensable partout, notamment en milieu
rural où la criminalité n'a rien de celle prévalant
dans une grande Cité. Comme elle ratisse très large,
c'est finalement toute la population qui se sent menacée par
l'hypothèse : personnes âgées, femmes,
enfants, homosexuels, etc. La liste est longue comme le bras.
Un
paravent, alors, le concept communautaire ? Oui. Car ce qu'elle fait
d'abord et avant tout, et elle s'y investie massivement, n'est rien
d'autre que du contrôle et nettoyage sociaux des vitres cassées
(les pauvres). (La suite demain)
News du vendredi 4 Juillet 2008---------------
■ Le Tour
cycliste de France 2008
12H20 ―
Intéressant à suivre chaque jour sur le web. Le départ
à lieu demain samedi 5 juillet, à Brest. L'étape
finale à Paris, aux Champs Élysées, dimanche 27.
En tout, 3 500km, dont les Pyrénées
(bel endroit touristique) à grimper. Ouf ! De l'info à
profusion...
La
carte du parcours
Une
dizaine de vidéos gratuites sur le site. Malheureusement,
il y en aura aucune sur la course proprement dite. Des accords
négociés avec les partenaires du Tour réservent
ce service à la France et à plusieurs pays africains.
Cependant, si votre fournisseur d'accès à l'internet
(FAI) réside en France, le pactole vous attend.
Sinon, beaucoup
d'infos sur la course régulièrement dans la page
d'accueil du Tour : textes, photos. Avec probablement des vidéos
sur les à-côtés de la course elle-même. Je
le présume, n'en suis pas sûr.
■ Ingrid
peut enfin étreindre et embrasser ses enfants...
02H28 ― ....
une vidéo débordante de belles
émotions. Ils ne s'étaient pas vus depuis plus de
six ans. Désespéraient peut-être de se revoir
un jour. Quelques heures après, elle prenait l'avion avec eux,
direction : la France. Lancez la vidéo dans le bas de l'écran,
à gauche.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Les actions de police
communautaire, risque d'enjeu politique
Copyright
00H00 – (La suite d’hier) La
police communautaire comporte d'autres risques. Plus haut, Painchaud,
président de la Fraternité des policiers de l'île
de Montréal, clamait que la police de quartier est « un
flirt avec les politicien », que «
c'est une police bien plus proche des
politiciens que des citoyens ».
Skogan est plus explicite. Il dit que les actions de
police communautaire risquent de devenir un enjeu politique.
L'évaluation du cas Houston, au Texas, a montré que la
façon dont les programmes étaient menés
favorisait les intérêts des propriétaires
immobiliers et des notables locaux.
Skogan, faisant peut-être allusion ici à la
discipline de la société marchande, souligne que ceux
critiquant la police communautaire craignent qu'elle favorise cette
connivence entre concitoyens et policiers. Selon cette hypothèse,
le comportement de ces derniers ne serait plus régi par leur
devoir de réserve, leur professionnalisme et le strict respect
de la loi. (La suite demain)
News du jeudi 3 Juillet 2008---------------
■ Fasciste,
la France de Sarkozy ?
22H53 ―
D'après ce qu'on rapporte dans les articles que je suggère
plus bas, on est justifié de le penser : ce ne sont pas les
seuls, loin de là, pour ceux suivant de près
l'actualité. Ce gouvernement comme tous les autres vivent sous
l'influence (l'emprise) de la police : le lobby policier. Nos
ministres de l'Intérieur ou de la Sécurité
publique, incluant tous les élus, ministres ou pas,
connaissent strictement rien en la matière, alors ils gobent
tout ce qu'elle leur dit.
Fort
probablement, car le contraire m'étonnerait grandement, qu'il
y a aussi dans leur entourage des civils déquisés en
fonctionnaires super compétents, ayant solutions (fascistes) à
tout. Les civils et leurs collabos étant infiltrés
partout, pensez-vous vraiment qu'ils ne sont pas présents
aussi au sein des gouvernements et des fonctions publiques ?
Se sont les
civils qui décident ce que seront nos libertés, pas les
élus, encore une fois ignares sur ce plan. Comme vous le
seriez vous-mêmes, amis lecteurs, si vous occupiez la fonction
du jour au lendemain. Alors, ce n'est pas les élus qu'il faut
blâmer, mais la police, en uniforme et en civil, ainsi que sa
ribambelle de collabos à tout crin. Le pire est que le rôle
politique de la police n'est jamais médiatisé, ou très
rarissiment : les médias devront apprendre à
identifier, photographier et vidéofilmer ces lobbyistes. Se
sont toujours les élus qui écopent lorsque leurs
décisions créent du mécontentement au sein de la
population.
Aussi longtemps
que toutes les activités de la police, incluant les activités
clandestines, ne seront pas contrôlées par un organisme
neutre les éléments composites de la situation
perdureront. Pourquoi ? Au nom de la séparation des pouvoirs,
il ne peut y avoir interface entre police et politique. La police
doit respecter et faire respecter la loi, le politique ne peut
intervenir qu'en modifiant ou créant une nouvelle loi. Ainsi
en est-il (devrait-il en être) des tribunaux (la justice).
Cette distanciation des pouvoirs est la base même de la
démocratie. Autrement, c'est le règne de la magouille.
Venons-en aux
deux articles, tous deux complémentaires. Le premier publié
par Le
Monde, le second par Bellaciao.
■ Bon,
rigolons un peu...
20H02 ― ....
ça va nous libérer des idées noires circulant
dans nos neurones. Oui, je sais qu'elles vont revenir après,
quand nous aurons bien rit. On ne peut pas se désintéresser
des enfants afghans violentés, des activités
clandestines des civils et de leurs collabos polluant l'osmose entre
citoyens, des virages à droite sur le chapeau des roues de nos
gouvernements conservateurs. N'empêche, faire au pause c'est
bon pour le morale. Alors, je vous présente Ginette.
Rire assuré, si vous visionnez toutes les photos !
■ Afghanistan,
guerre à laquelle participe le Canada
Les enfants
victimes de graves violations
19H11 ― «
Je ne parviens pas à penser à un autre pays au monde
où les enfants souffrent plus qu'en Afghanistan », a
déclaré Radhika
Coomaraswamy, la Représentante spéciale pour les
enfants et les conflits armés, à la conclusion d'une
visite de cinq jours dans ce pays.
PS :Ce dont nos médias canadiens ne traitent pas. En tout
cas, ceux
que je fréquente régulièrement n'en
parlent pas ou si peu que cela ne m'a jamais marqué. Pour ce
qui est de ceux de l'étranger, je ne saurais dire. Lisez
l'article, peut-être en arriverez-vous au même constat
que moi : depuis que l'OTAN, dont l'armée canadienne, a
investi l'Afghanistan, je n'ai jamais lu un texte aussi dénonciateur
sur la situation faite aux enfants que celui-là. Et qu'en
est-il des femmes, des vieillards, des malades ?
Ce qu'il faut
dénoncer, c'est le silence médiatique sur les
véritables méfaits de la guerre, quelle qu'elle soit.
Je ne fais pas de reproches aux journalistes, pas aisé et
particulièrement dangereux de couvrir une guerre :
personnellement, je n'irais pas là. Je réalise
simplement qu'on ne peut pas compter sur nos gouvernements et nos
soldats canadiens sur le terrain pour savoir vraiment ce qui se
passe. Les premiers parce que dévoiler l'horreur rendrait la
guerre impopulaire auprès du public. Les seconds parce qu'ils
n'ont pas le droit de parler. Nous avons là les murs du
silence nécessaires au n'importe quoi. À la guerre
comme à la guerre, n'est-ce-pas. Trop de va-t-en-guerre dans
ce monde.
Quel était le mandat des
deux enquêteurs ?
Il y a aussi beaucoup
de photos, qui ne traitent pas spécifiquement des graves
violations dont les enfants de ce pays sont victimes. Elles aident à
tout le moins à saisir d'un peu plus près la réalité
quotidienne.
■ Ingrid
Betancourt enfin LIBRE !
01h33
― Une vidéo émouvante, très, elle se retient à
quelques reprises pour ne pas pleurer à chaudes larmes. Elle
nous aime, nous embrasse. Elle parle très bien le français,
femme
courageuse et belle. Je n'en dis pas plus, vous laisses le soin
de la découvrir.
■L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Les personnes âgées
moins à risque et plus anxieuses
Copyright
00H00 – (La suite d’hier) Abordons
la fameuse question du sentiment d'insécurité,
sommairement puisque nous en traiterons en profondeur plus loin.
Cusson, Tremblay, Biron, Ouimet et Grandmaison se demandent si la
lutte contre le sentiment d'insécurité devrait être
associée à la prévention du crime. (André
Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire -
Éditions du Méridien) Ces collaborateurs à
l'ouvrage de Normandeau soulignent que cette ambition est semée
d'embûches techniques et conceptuelles.
Car le sentiment
d'insécurité dépend non seulement de la
probabilité perçue d'être victime d'un crime,
mais aussi de la gravité anticipée des coûts
personnels encourus en cas d'attaque. Cette anticipation est à
son tour déterminée par la vulnérabilité
objective des victimes potentielles.
Les personnes
âgées sont plus anxieuses que d'autres, même si
leurs risques de victimisation sont moins élevés. Les
auteurs indiquent que les zones urbaines où cette anxiété
est la plus marquée chevauchent rarement des zones où
la densité des crimes est la plus élevée. Selon
eux, la proportion d'individus qui ont peur du crime est beaucoup
plus élevée que celle de personnes réellement à
risque.
Les
cinq criminologues se demandent enfin s'il est réaliste de
vouloir diminuer l'importance du sentiment d'insécurité.
Poussent l'outrecuidance jusqu'à s'interroger s'il est même
souhaitable de le diminuer. Car, argument-ils, si la peur du crime
est une réponse saine à un danger bien réel, ce
serait une erreur de lutter à son encontre. Le sentiment
d'insécurité motive les victimes potentielles à
modifier leurs habitudes de manière à prévenir
leurs risques personnels.
« Ces
réserves ne nous empêchent pas de convenir que faire
baisser l'insécurité peut être un objectif
valable. (...) Cependant,
en aucun cas, indiquent-ils,
on ne devrait traiter les mesures du sentiment d'insécurité
comme des substituts aux mesures de la criminalité
». Arguments des plus logiques. De poids aussi. (La
suite demain)
News du mercredi 2 Juillet 2008---------------
■ C'est
l'fun...
22H29
― ... de voir de nombreux citoyens se réapproprier l'espace
public, qui leur appartient, du reste : le droit de circuler
librement partout... Ici, c'était à l'occasion d'une
course cycliste à Arenberg, en Belgique. Je suggère
cette vidéo parce qu'ils sont vraiment
heureux d'être là. Dans la page s'affichant, elle
est au sommet de la colonne de gauche.
■ Le
micro-crédit...
21H32
― ...est l'un des seuls outils financiers venus du Sud à
avoir été copié par les pays du Nord, écrit
la journaliste Valérie Sauvage de La Voix du Nord.
Micro-crédit = méga-espoir, précise-t-elle. En
France, il a été mis de l'avant en 1989 par Maria
Novwak, fondatrice de l'Association pour le droit à
l'initiative économique (ADIE). Jusqu'à présent,
53 600 prêts ont permis de créer 8 297 entreprises et 9
956 emplois.
Dans
la page
s'affichant, plein d'infos sur le sujet. Colonne de gauche,
article et vidéo. Petite colonne du centre, d'autres éléments
permettant de faire un tour d'horizon assez complet, dont une autre
vidéo et l'adresse du site de
l'ADIE.
■ Suite
de l'article précédent...
07H38
― Le Fonds
Monétaire international
(FMI) met en garde contre le risque de crises.
Autre
article :
hier mardi, l'industrie pétrolière mondiale était
réunie à Madrid.
Si
vous voulez connaître la dernière augmentation du litre
d'essence :
The
Wall Street Journal
■ Partout
dans le monde
la
spéculation pétrolière produit un effet domino
07H24― La crise financière en a produit un,
qui est loin d'être terminé, soutiennent certains
spécialistes. Pour le moment, seul l'effet domino du pétrole
pousse sans ménagement des démunis vers la pauvreté
extrême et fait basculer d'autres, qui auparavant arrivaient à
joindre les deux bouts, dans le camp des pauvres. Un exemple parmi
d'autres. Selon des chiffres dévoilés mardi par l'ONU,
au Guatemala,
en l'espace deux ans, 700 000 sont devenus pauvres pendant que 500
000 plongeaient dans l'extrême pauvreté. Ça n'a
pas de sens ! En Occident, les gouvernements sont trop lents à
réagir.
■ Un
regard sur l'exclusion
06H45
― Des gens vivent des situations particulièrement
déstabilisantes. Les photos proposées aujourd'hui
traitent
de ce sujet.
Dans
la colonne de droite du sommet de la page s'affichant, cliquez sur
chacun des éléments des 10 DERNIERS...MONDE, où
vous trouverez un tas de photos. Cela fait, passez ensuite, plus bas,
à TOUS LES REGARDS....MONDE. Et procédez ainsi avec les
autres éléments suivants.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La diminution notable du crime «
reste encore à
prouver »
Copyright
00H00 – (La suite d’hier) Enchaînons
avec quelques autres commentaires de collaborateurs à
l'ouvrage de Normandeau. (André Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire -
Éditions du Méridien) Jacques Q. Wilson, de
l'Université de la Californie, à Berkeley, et George L.
Kelling, de l'Université Harvard, à Boston, confirment
aussi que « la capacité de la
police communautaire à réduire de façon notable
le taux de criminalité reste encore à prouver
». Leurs évaluations font également ressortir les
difficultés rencontrées dans sa mise en place
effective.
Christopher Murphy, criminologue de l'Université
de Dalhousie, Halifax : « De
fausses informations (sic) ou
l'absence d'information sur des problèmes de crimes ou de
désordre dans un quartier finissent parfois par rendre le
public indifférent à la prévention du crime,
provoquent une crainte irraisonnée du crime ou amènent
les citoyens à recourir de façon exagérée
aux services des policiers. »
L'auteur ne précise pas qui sont à l'origine de ces
bobards. À qui profitent-ils, pensez-vous ?
Maurice Cusson, Pierre Tremblay, Louis L. Biron,
Marc Ouimet et Rachel Grandmaison, tous criminologues : « La
constitution d'associations de citoyens et les réunions de
quartier n'ont guère d'effet, ces rencontres débouchant
rarement sur des mesures concrètes susceptibles d'influer sur
la délinquance parce que les projets de rénovation
résidentielles sont généralement sans effet sur
elle. (…) et la
création de maisons de jeunes, de centres communautaires et
l'organisation de loisirs pour la jeunesse ne réussissent que
rarement à en diminuer l'importance, ces projets échouant
souvent à rejoindre les sujets à risques. (…)
Enfin, les campagnes de prévention dans
les médias et les écoles donnent des résultats
décevants. » (La
suite demain)
News du mardi 1 Juillet 2008---------------
■ Four Women (Four
colours)
15H09 ― Nina
Simone : vidéo (02:10).... Si vous ne la connaissez pas,
attendez-vous à un choc. C'est WEIRD, bizarroïde !
N'empêche, l'authencité est présente. Ici, s'agit
pas de plaire, mais d'être soi-même. Sous l'écran,
les paroles de sa chansons :
My
skin is black
My arms are long
My hair is wooly
My back is
strong... etc.
Infos biographiques sur Wikipedia
■ Nelson Mandela, ses années
de lutte
14H54 ― 19 photos, dont
celle de 1995 où il effectue un pélerinage dans
son ancienne cellule de Robben Island, au large du Cap, en
Afrique du Sud. Son autobiographie, UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTÉ
est publiée la même année. Il célèbrera
ses 90 ans ce mois-ci, le 18. Tout un homme ! Pour vous situer
historiquement, lisez
la légende dans le bas chaque photo.
■ Dépaysement
02H21 – Chris Rea :
Nothing
to fear (08:56). Bon jeux de guitare. Toile de fond : le désert,
sa fournaise et son sable fin soulevé par le vent qui
embrouillent la vision. Tout me plaît dans ce clip.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La nouvelle utopie a permis
d'infiltrer toute la population
Copyright
00H00 – (La
suite d’hier) Dès le lendemain de
la parution de cet article, La Presse faisait écho des propos
dithyrambiques du directeur de ce corps policier, Michel Sarrazin.
(François Cardinal -
La Presse du 18 janvier 2003) Le journaliste l'a lancé en ces
termes : un échec, le virage communautaire de la police ?
« Absolument pas, répond
du tac au tac Sarrazin. Reportons-nous il y a
cinq ans à Montréal et comparons avec la situation
actuelle. Pensez-vous que la ville est moins sûre ? Pensez-vous
que les policiers offrent un moins bon service ? Loin d'être un
échec, c'est un succès, mais il y a encore des choses à
corriger », reconnaît-il
tout de même.
Nous avons là un autre beau cas de
désinformation. Au lieu d'informer honnêtement la
population, les flics l'ont désinformée, et continuent
de le faire sur le terrain et dans les médias, prétendant
faussement que le concept communautaire demeure un outil
indispensable à la lutte contre la criminalité.
Naïf de penser que les directeurs de corps
policiers, peu importe le pays, donneront l'heure juste à ce
sujet. Ils n'ont pas le choix, dire la vérité
entraînerait l'effondrement d'une bonne partie de leur système
répressif. Le fait est que le succès n'est pas là
où l'indique Sarrazin, entre autres, il est ailleurs, et il a
d'excellentes raisons d'en être fier.
La nouvelle utopie a permis d'infiltrer toute la
population, d'augmenter par on ne sait quel coefficient le nombre de
ses collabos et d'intensifier sa répression clandestine
illégale. La police a gagné du terrain, la démocratie
en a perdu. Ce modèle a des liens de parenté avec celui
prévalant à Cuba, pays du dictateur communiste Castro.
(La suite demain)
News du lundi 30 Juin 2008---------------
■ Le
fougueux frenchkiss...
18H42 – ...de la Statue
de la Liberté à la Justice.
■ Me Julius Grey
Le test de l'intégration
réussie
17H47 – « Un immigrant
devrait être perçu comme parfaitement intégré
à partir du moment où il est indifférent à
l'origine raciale, nationale ou religieuse de son conjoint »,
écrit-il aujourd'hui dans sa chronique publiée dans le
Journal de Montréal. Lisez
la suite ici.
PS : Me Grey, un Québécois,
est un éminent défenseur des droits et libertés.
Depuis plusieurs années, il mène plusieurs combats de
front.
■ Louise Arbour
quitte ses fonctions aujourd'hui
08H49 ― Le Haut
commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme s'est permis
samedi, dans Le Monde, une dernière déclaration qui
n'étonnera personne, habitués que nous sommes à
l'entendre dire franchement ce qu'elle pense...
«On ne va pas pouvoir
continuer à accepter longtemps encore des inégalités
aussi profondes et injustifiables entre les pays et à
l’intérieur des pays. Face aux émeutes, le débat
a porté sur les aspects économiques : protectionnisme,
biocarburants, spéculation, etc. Qu’en est-il du droit à
l’alimentation, du droit à un niveau de vie adéquat ?
(...) On a entendu les pays occidentaux se dire fermement engagés
à prohiber le génocide... mais quelle est la différence
entre un gouvernement qui tue une partie de sa population et un
gouvernement qui la laisse mourir de faim ou de maladie par
négligence criminelle ?» (Sources : Le Monde et
Cyberpresse.)
Durant son mandat de 4 ans, la
Québécoise a accompli un travail colossal. Une femme
aussi active ne pourra rester chez elle à se tourner les
pouces. Suggérons lui d'écrire maintenant ses mémoires
: Cour suprême du Canada, Tribunal pénal international,
responsable des droits de l'homme à l'ONU. Elle en a vu et
entendu des vertes et des pas mures. Il y a là de quoi écrire
quelques volumes, dénoncer ceux qui se cachent derrière
la langue de bois.
■L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Police
de quartier : «
un échec », « une fumisterie »
Copyright
00H00 – (La suite d’hier) En
mars 2001, le journaliste André Cédilot de La Presse
rapportait que le président de la Fraternité des
policiers de la CUM, Georges Painchaud, fulminait contre la police de
quartier (André Cédilot -
La Presse du 27 mars 2001) : « C'est un
échec, une fumisterie, une opération de séduction,
un flirt avec les politiciens ».
Selon ce
dernier, le seul mérite de cette structure implantée en
1997 est le rapprochement avec la population. Et encore, pas de tous,
surtout des agents sociocommunautaires, les autres étant plus
occupés à répondre aux appels qu'à
résoudre des problèmes avec les citoyens. « En
réalité, poursuivait-il,
la police de quartier a été créée pour
plaire aux élus municipaux. C'est une police bien plus proche
des politiciens que des citoyens. (...) Les
citoyens qui sont satisfaits sont ceux qui n'ont pas besoin de la
police ». Painchaud avait peine à
comprendre le pourquoi d'autant de postes de police sur l'île
de Montréal.
Portons un oeil attentif également à ce
témoignage du sergent-détective Daniel Desbiens de la
police de l'île de Montréal, enquêteur à
l'escouade régionale mixte contre le crime organisé,
opérant sous la direction de la Sûreté du Québec.
En janvier 2003, il publiait une thèse de doctorat sur la
résistance au changement dans les forces policières,
dont les conclusions ont été rapportées dans des
médias. (Sophie Allard -La Presse du 17 janvier 2003)
Les policiers se voient
avant tout comme des « combattants
du crime » et préfèrent
de beaucoup la chasse à l'homme à la prévention :
« Les policiers désirent
consacrer 80% de leur temps à la répression et
seulement 20% à la prévention alors que la police
communautaire propose exactement l'inverse ».
Desbiens a pu vérifier au cours de ses recherches que de
fortes résistances tant culturelles qu'organisationnelles
mettent un frein à l'implantation du concept.
« Dans
notre société et au sein même des organisations
policières, on valorise les agents qui effectuent des
poursuites policières, des perquisitions, des filatures et des
interventions tactiques. Les héros portent l'uniforme,
revolver compris. Les policiers communautaires sont considérés
de moindre importance, d'où leurs difficultés à
accéder aux échelons supérieurs et à
obtenir des postes convoités. (…)
(Dans ce contexte) quel agent sera intéressé
par la police communautaire ? (…)
C'est
faux de prétendre qu'elle ( la police
communautaire ou de quartier ) est possible là
où les crimes sont omniprésents et où on lutte
d'abord pour sa survie. Il ne faut pas confondre police communautaire
et relations publiques (sic) et
plutôt miser sur un bon dosage de prévention et de
répression. » Notons que le
chercheur ne dit mot du rôle clandestin de la police en civil
et de ses collabos. (La
suite demain)
News du dimanche 29 Juin 2008---------------
■France
: le principe de laïcité
mal
mené dans des écoles
20H53
―
Dans une école primaire, à titre d'exemple, des parents
d'élèves musulmans ont fait pression pour offrir des
menus sans viandes jugées impures. Avec le temps, on en est venu
à séparer dans
la cantine les SANS PORC des AVEC PORC : Vidéo (03:33).
Ce
n'est pas le seul point. En 2004, le Rapport
Obin, commandé par le ministère français de
l'Éducation, devait établir des règles laïques
en milieu scolaire. Cependant, son contenu était tellement
explosif qu'on ne lui a pas donné suite. On
y constatait des signes et manifestations d'appartenance religieuse.
L’obsession
de la pureté est sans limite, y signale-t-on. Deux exemples.
L'usage exclusif des deux robinets des toilettes, l’un réservé
aux « musulmans », l’autre aux « Français ».
Demande d'un responsable local du culte musulman d'instituer des
vestiaires séparés dans les salles de sports, car selon
lui « un circoncis ne peut se déshabiller à
côté d’un impur. »
Sources
: bivouac-id,
pointdebasculecanada
et Rapport
Obin
■ 12 ans et
prononçant un discours à l'ONU
traitant de
l'environnement et de l'humanitaire !
14H40 – « Salut.
Je suis Severrine Suzuki et je représente l'ÉCO...
» Le contenu est là, la conviction aussi.
Cela s'est passé il y a 16 ans, mais son discours n'a rien perdu de sa
pertinence. Après avoir visionné
la vidéo (06:41) de l'époque, vous vous
demanderez sans doute : Qu'est donc devenue cette ado depuis ?
Wikipedia
vous dira tout. Vous découvrirez que son engagement n'était
pas de la frime.
■ L'extrait
du tome 1 de l'Étau Policier
Les
policiers,
attachés au caractère répressif de leur travail
00h00– (La
suite d'hier)
Dans son
livre, Normandeau ouvre ses pages à d'autres spécialistes
en la matière. (André Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire -
Éditions du Méridien) Citons les en vrac, en ajoutant
d'autres sources que les siennes.
Barbara
Jankowski, chercheur de l'Institut des Hautes études de la
sécurité intérieure, à Paris : «
Sans
grand effet sur la délinquance
», dit-elle. En France, on ne peut comparer la police de
quartier d'une ville avec une autre parce qu'aucun corps policier ne
fonctionne intégralement selon les règles du model. Par
ailleurs, fait-elle observer, la mise en place de l'îlotage
dans les quartiers difficiles se heurte à de fortes réticences
chez les policiers (portant l'uniforme ?). Il leur faut faire face à
une hostilité verbale et physique de plus en plus manifeste,
leur donnant le sentiment de courir un danger lors des interventions.
Glissons ici l'opinion
d'un compatriote de Jankowski relatif à l'îlotage.
Roché, du Centre national de recherche scientifique (CNRS), en
France, et professeur à l'Institut d'études politiques
de Grenoble, soutient qu'une police de proximité efficace va à
l'encontre des valeurs policières, transforme le temps de
travail. (Sebastian Roché -Le sentiment
d'insécurité -Éditions
PUF) L'îlotage heurte bien des susceptibilités. En dépit
d'une forte valorisation dans les discours, il n'a guère connu
de croissance.
Encore
aujourd'hui (son livre a été publié en mai
1994), il n'existe guère d'îlotage pédestre et
permanent, en particulier parce que la culture professionnelle s'y
oppose : seule l'activité consistant à arrêter
les délinquants est valorisée, les policiers, attachés
au caractère répressif de leur travail, ne veulent rien
savoir du travail social de la police. En somme, le « syndrome
des moyens au détriment de la fin
» dont parlait il y a un instant Goldstein. (La
suite demain)
News du samedi 28 Juin 2008---------------
■ Le
Festival de jazz de Montréal...
22H42
― .... a entamé sa 29e édition le 26 juin en rendant
hommage au poète et chanteur d'origine québécoise
Leonard Cohen. Des dizaines de milliers de personnes ont assisté
à l'événement. Regardez la photo
de cette belle soirée. Pointez la flèche de la souris
dessus, appuyez sur le bouton gauche et faites un tour complet de 360
degrés. Vous verrez, y'avait
foule.
Jusqu'au
6 juillet inclusivement, plus de 3 000 musiciens et près de
700 spectacles, dont la moitié gratuits. Visitez la
page
d'accueil du Festival. À son sommet, cliquez sur chaque date
pour connaître
les invités du jour.
Galerie
de photos des années antérieures. Cliquez sur
chacune pour voir un diapo. Dans le bas de la page, colonne de
gauche, le FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL EN
VIDÉO, sur Windows Media Player.
■ La
Québécoise Louise Arbour
W.
Bush, un recul alarmant des droits et libertés
21:43
― Au moment de terminer son mandat de Haut Commissaire des Nations
Unies aux droit de l'homme, poste qu'elle occupe depuis 2004, Arbour
dit franchement ce qu'elle pense dans une entrevue accordée au
Figaro.
«
L'aspect le plus inquiétant de mon côté
a été, et c'était une politique très
claire de l'administration (Bush),
la tentative visant à écarter le rôle des
tribunaux, raconte-t-elle.
Dans cette optique, la dernière décision (récente)
de la Cour suprême américaine démontre que les
tribunaux regagnent le terrain qui leur appartient. »
Lisez
l'entrevue au complet ici.
■L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Brodeur
: « plus ça change, et
plus c'est pareil »
Copyright
00H00 –
(La suite d’hier) Goldstein
soulève un autre aspect, dont fait état Brodeur : le
rôle joué par la communauté est également
limité quand il s'agit d'établir les priorités
des problèmes à résoudre. Il est d'opinion que
le concept devrait chapeauter tous les efforts déployés
pour améliorer la qualité des services policiers. Il ne
serait acceptable (sic) que dans la mesure où il conduirait à
une nouvelle manière de voir le rôle de la police et ne
constituerait pas uniquement une autre étiquette utilisée
à des fins de… relations publiques.
Brodeur signale
un imbroglio : alors que les défenseurs de la police
communautaire ne semblent montrer aucune réticence à
intégrer la police axée sur la résolution de
problèmes, certains défenseurs de cette dernière
ne manifestent pas le même enthousiasme. En somme,
l'incompatibilité dont nous faisions allusion plus tôt.
Pour Goldstein, l'application de la loi n'est qu'un
moyen, non une fin en soi. (NDLR : Ici, on traite plus
explicitement de déjudiciarisation, ce qui signifie que
policiers en civil et collabos remplacent les… juges.) Critiquant
la tendance générale des forces de l'ordre à
négliger la finalité du travail de police au bénéfice
de la réforme organisationnelle interne, Goldstein parle,
ainsi que nous en fait part Brodeur, du « syndrome
des moyens au détriment de la fin ».
Première manifestation : l'application de la loi pénale
est l'objectif ultime de la police. La deuxième : la nécessité
pour la police de recourir à des solutions autres que celles
qu'offre le système de justice pénale pour atteindre
ses multiples objectifs.
À la fin de son analyse, Brodeur en vient à
la conclusion que le concept communautaire s'inspire de la police en
équipe qui, dans le passé, s'est avérée
un échec. Par exemple, rappelle-t-il, la patrouille préventive
devait être éliminée afin de permettre aux
membres de l'équipe de faire des interventions orientées
vers la résolution de problèmes. Malgré le
battage publicitaire dont son implantation a fait l'objet, la police
communautaire, qui englobe ces mêmes activités, n'offre
aucune garantie qu'elle ne subira pas le même sort.
Selon
Brodeur, « il semblerait que les
services de police aient connu bien peu de succès depuis les
années 1970 dans leurs tentatives pour introduire ce genre de
réforme. Par conséquent, il est permis de supposer que
( … ) les choses ont très peu évolué
et que l'on s'est contenté de donner un nouveau nom aux
réformes avortées. De nouvelles évaluations
empiriques ne modifieront pas sensiblement notre impression qu'en
dépit de la multiplication actuelle des initiatives, plus ça
change, et plus c'est pareil. » (La
suite demain)
News du vendredi 27 Juin 2008---------------
■ L'extrait
du tome 1 de l'Étau Policier
Les
citoyens ont bien d'autres préoccupations...
00h00–
(La
suite d'hier)
Allons voir ce qu'en pense Goldstein, dont Brodeur cite aussi les
propos. Dans la vaste gamme de programmes destinée à
susciter la participation de la communauté, Goldstein
distingue, lui aussi, deux orientations. L'une consiste à
tisser de nouvelles relations avec la totalité ou une grande
partie de la communauté, ce qui soulève plusieurs
questions sur sa viabilité. L'autre, à limiter la
participation aux seules personnes touchées par un problème
particulier, approche jugée plus prometteuse.
Cependant, on a constaté
que la communauté ne contribue que dans la mesure de ses
possibilités à sa résolution. Brodeur soutient
que cette approche correspond davantage à une police axée
sur la résolution de problèmes qu'à une police
communautaire. Soulignons au passage que Fourcaudot et Prévost
écrivent que les citoyens ont à faire face à de
nombreuses difficultés tels que le chômage, la baisse du
pouvoir d'achats, etc. (Martine Fourcaudot et Lionel Prévost -Prévention
de la criminalité et relations communautaires -Éditions
Modulo)
Ils
se préoccupent bien sûr de la criminalité, mais
tous ne sont pas également motivés par la prévention.
Notons aussi que des sondages scientifiques, n'ayant rien à
voir avec les sondages bidons publiés dans les médias,
prouvent hors de tout doute que les citoyens ont effectivement bien
d'autres préoccupations. Nous y reviendrons. (La
suite demain)
News du jeudi 26 Juin 2008---------------
■ Taser
: Kennedy président du CPP
insatisfait
de la collaboration de la GRC !
18H34
― Telle est la déclaration qu'il a faite lors de son
témoignage devant la commission d'enquête portant sur le
décès du Polonais Robert Dziekanski survenu à
l'aéroport de Vancouver après qu'un agent de la
Gendarmerie royale du Canada (GRC) l'ait atteint de décharges
électriques.
Kennedy,
président de la Commission des plaintes du public contre la GRC (CPP), a
publié la semaine dernière un rapport comportant 12
recommandations sur l'usage du Taser. Il a relaté que la GRC a commencé à
mettre en oeuvre certaines d'entre elles. Il a précisé qu'il
cherchait à créer suffisamment de pression pour
l'obliger
à changer la façon dont elle utilise l'arme.
■ Carnaval
de Dunkerque
16H45
― Les citoyens ne sont pas confinés en rangs serrés
sur les trottoirs à regarder passer le défilé.
Ils en font partie. S'habillent de façons colorées, se
déguisent, plusieurs se maquillent aussi. Sont heureux d'être
de cette fête annuelle qui existe depuis une trentaine
d'années. On parle de défoulement, de dépaysement.
Témoignage d'une participante enthousiaste : « La
simplicité. Tout le monde est simple, tout le monde se tutoie,
tout le monde s'embrasse. Il y a des chefs d'entreprises qui y
participent avec leurs employés. Je trouve que c'est
convivial, très convivial. » Excellent pour
l'osmose, la réappropriation de l'espace public. Une
belle fête citoyenne !
Dans
la page s'affichant, un peu plus bas, cliquez sur VOIR LA VIDÉO
(04:47).
■ OMS : nouvelles normes
mondiales
pour réduire les risques en
chirurgie
00H00 – Selon l’Organisation
mondiale de la santé (OMS), 234 millions d'interventions
chirurgicales majeures sont pratiquées chaque année et
des études indiquent des complications, voire des décès,
pour une proportion non négligeable d'entre elles.
Dans les pays industrialisés (ça
nous concerne tous), de graves complications surviennent dans 3 à
16% des interventions sur les patients hospitalisés, avec des
taux d'incapacité définitive et de mortalité
d'environ 0,4 à 0,8%. Dans les pays en développement,
les taux de mortalité seraient de 5 à 10% pour les
interventions majeures.
L’OMS propose aux chirurgiens
l’équivalent de la check-list que les pilotes d’avions
doivent vérifier avant de décoller. Elle définit
trois phases lors des interventions chirurgicales: avant l'induction
de l'anesthésie, avant l'incision et avant la sortie du
patient du bloc opératoire.
Le dossier que je vous propose comporte
plusieurs éléments. Impossible de vous indiquer tous
les endroits où aller. Je m’en tiens donc aux quatre
principales Avenues, à vous de trouver Rues, Ruelles et autres
dédales et méandres.
Des textes et vidéos à un
endroit que j’indique plus loin…
Annonce
officielle du programme – L’article suivant
ajoute
au précédent, dans le bas de la page une
adresse email pour plus d’infos – La sheck-list
en anglais (Safe Surgery Saves Lives), dont 3 vidéos dans le
bas de la page. Lignes directrices et liste de contrôle
publiées sont une première édition. Elles seront
finalisées avant leur diffusion fin 2008, quand l’évaluation
mondiale des huit sites pilotes de l’OMS sera terminée – Un
document détaillé, format PDF.
Avertissement : les sites de l’ONU sont parfois un peu lents à
s’afficher.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La surveillance collective du crime
n'a aucune incidence sur le taux de criminalité
Copyright
00H00 – (La suite d’hier) Brodeur se réfère aussi à John E.
Eck, membre du Police Executive Research Forum de Washington, et à William Spelman
(Who ya gonna call ? The
police as problem busters), ainsi qu'à T. Bennett (Evaluating Neighbourhood
Watch).
Il écrit que ces chercheurs s'entendent pour dire également
que la surveillance collective du crime n'a aucune incidence sur le taux de
criminalité. Elle peut tout au plus conférer un sentiment de sécurité à la
communauté et « intensifier (sic) la communication entre elle et
la police », ce qui rehaussent l'image de la police et augmente la
satisfaction professionnelle de ses membres. Il ajoute que la plupart des
études d'évaluation confirment l'impact limité des programmes communautaires de
lutte contre le crime sur le taux de criminalité, voire sur le sentiment de
sécurité.
Elles sont donc toutes, dans l'ensemble, peu concluantes,
d'après lui. Et ainsi que l'indiquent Pawson et Tilley (What works in
evaluation research ?), il est même difficile, continue Brodeur, d'interpréter
le langage contourné dans lequel elles sont rédigées : « Les réformateurs
sont d'une impatience notoire lorsqu'il s'agit d'obtenir des résultats et ils
n'hésitent pas à troquer la dernière panacée contre un nouveau plan ».
Eck et Spelman vont jusqu'à dire, ainsi que le rapporte
Brodeur, que la police axée sur la résolution de problèmes et la police
communautaire ne seraient pas « synonymes » (NDLR : Ne seraient pas
compatibles ?) Alors que la première devrait dépendre de la deuxième, elle a
plutôt tendance à faire cavalier seul. (La suite demain)
News du mercredi 25 Juin 2008---------------
■ Je
comprends pas pourquoi…
15H02
– … des internautes utilisent le navigateur Internet Explorer. Pourquoi
l’escargot alors que le guépard FireFox galope à 70km ? Y’en a qui savent
probablement pas qu’ils peuvent avoir plusieurs navigateurs dans leur ordi. Je
vous suggère d’essayer le félin,
dernière version, la 3, en français. C’est gratuit en plus. Si vous ne l’aimez
pas, supprimez le en utilisant le Taser.
■ Suis
super content…
14H25
– … de vous avoir déniché ces photos d’un genre assez particulier, je dirais
même très... De quoi vous étonner,
je pense : les sentiers un million de fois battus, c’est pas l’fun ! En plus
de celles affichées dans la page, à parcourir de haut en bas, il y en a aussi
dans les hyperliens.
■ Pragmatisme
vs idéalisme
13H12 – L’auteur, dont j’ignore le nom, écrit
qu’il semble que l'idéalisme fasse peur. Les idéaux aliènent. Ils
seraient un aveuglement, une négation de la réalité. L'idéale mène à
l'idéologie. Il veut corrompre la réalité, la tordre, la soumettre. Le
pragmatisme, lui, ne cherche qu'à améliorer les choses au jour le jour.
Pourtant... On ne peut finir par se demander : quelle est la finalité de nos
actions ? Le pragmatisme (qui mène aussi à l’idéologie) est dans le court terme
sans cesse renouvelé tandis que l'idéalisme est dans le long terme.
Un
bon texte comme il m’arrive d’en trouver. Quelle richesse, ce web !
■ Le
documentaire animé
à de l’avenir !
11H45
– Et les cinéphiles le doivent à Ari Folman, qui a produit Valse avec Bachir.
Membre de l’armée israélienne, il fut témoin, à l’âge de 19 ans, des massacres
en 1982 de Sabra et Chatila.
Avant
de réaliser son projet, il a fouillé dans ses souvenirs, interrogé aussi des
militaires qu’il avait connus à l’époque sur le terrain. Il avait le choix
entre filmer une suite d’interviews ou produire un dessin animé. Il a opté pour
cette dernière alternative parce qu’elle lui permettait de tout montrer, tout interpréter
et tout expliquer. D’où l’immense intérêt pour son documentaire.
Lorsqu’il
prendra l’affiche près de chez vous, n’hésitez pas, allez le voir. Ça n’a rien
à voir avec les dessins animés de Disney. C’est du sérieux, comme on dit.
En
attendant, contentons-nous de la bande
annonce. Dans la page s’affichant, colonne de gauche, l’article traitant de
cette révolution cinématographique et, plus bas, la vidéo.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La police n’a de communautaire que le nom
Copyright
00H00 – (La suite d’hier) Dans le cas de la police en équipe,
Brodeur s'est notamment inspiré de Sherman, Milton et Kelly qui ont publié une
étude, en 1973, portant sur sept corps policiers - dont ceux de New York,
Détroit et Los Angeles - où on a tenté de l'y mettre sur pied. Tout comme la
police communautaire, elle consistait, entre autres, en l'implantation de mini
postes de police, de patrouilles à pied et de la surveillance collective du
crime. L'opération visait à créer un style professionnel de patrouilles
décentralisées.
« Cet objectif n'a été atteint dans aucune des villes
étudiées », signalent les trois auteurs. Ils en attribuent l'échec
principalement aux cadres responsables de l'administration des services. Voyant
leur pouvoir menacé par la police en équipe, ils en ont entravé, et dans
certains cas même saboté, la mise en oeuvre.
Pour ce qui est de la police communautaire, Brodeur a
consulté notamment celle de Wesley G. Skogan, politicologue et criminologue de
l'Université Northwestern, en Illinois, et publiée en 1993. Aux États-Unis,
écrit Skogan, nombreux sont les exemples d'expérimentations qui ont échoué et
de grandes villes où le concept même s'est dissout. Selon lui, « la police
communautaire continue à être suspectée de n'être qu'une opération réussie de
relations publiques ». Il soutient que la démonstration que la
criminalité a été réduite est rarement faite.
Brodeur le cite : « Je n'ai
connaissance d'aucune évaluation démontrant une réduction du niveau de
criminalité conventionnelle. De surcroît, si davantage de projets avaient mis
en évidence une telle réduction, les critiques auraient pu alors suggérer
l'hypothèse d'un déplacement plus que d'une véritable prévention de la
criminalité, puisque, en effet, aucune des évaluations n'a prévu de mesurer
cette hypothèse. »
(NDLR : À l'image de la
prostitution, dans les pays où elle est interdite, la criminalité se déplace
ailleurs ou s'enfonce davantage dans la clandestinité. Cependant, évitons de
nous égarer. Car, fondamentalement, et il est nécessaire d'y revenir, le principal
objectif du concept n'est pas de lutter contre la criminalité mais bel et bien
de procéder aux contrôles et nettoyages sociaux des citoyens n'ayant commis
aucun acte criminel.) (La suite demain)
News du mardi 24 Juin 2008---------------
■ Ce 24
juin, fête nationale des Québécois…
20H47
– …. beaucoup de monde le long du défilé
annuel, rue Sherbrooke, à Montréal. Une première vidéo dans la page s’affichant,
d’autres plus bas.
■ Graffitis
urbains
18H06
– Je ne veux surtout pas encourager le
graffiti illégal : stations de métros, bus, murs d’édifices, de petits
commerces, de maisons, etc. Je suggère aux graphiteurs de créer une association
et d’engager le dialogue avec les dirigeants de leur municipalité sur les
endroits où ils pourront faire exploser leur créativité. Au nom du pluralisme
et de la liberté d’expression, ils y ont droit. D’autant que les arts de la rue
se développent rapidement lorsqu’ils sont concentrés dans un même secteur. Ils n’attirent
pas seulement les résidents, les touristes aussi.
Visiter de haut en bas la page
s’affichant.
Jetez un œil aussi au Festival la Rue
est à Nous.
Autre site de
graffiteurs, à visiter aussi de haut en bas. Ensuite, cliquez sur la page 2
et ainsi de suite.
■ Canada : nouvelle victime du Taser
14H15 – Selon La
Presse canadienne, l’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, est décédé
hier lundi après que des policiers en eurent fait usage.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La police communautaire s’est avérée un échec
Copyright
00H00 – (La suite d’hier) Avant d'aborder certains éléments du
livre de Normandeau, utile de souligner qu'on peu lire l'énoncé suivant, dans
le document fédéral que le criminologue cosigne avec Leighton : « ( ... ) nous
sommes engagés, écrivaient-ils en 1990, dans un exercice visant à
établir l'équilibre entre, d'une part, les mesures nécessaires pour assurer la
sécurité de tous les citoyens et, d'autre part, l'acceptation, par ces mêmes
citoyens, d'une diminution consécutive de leurs libertés fondamentales ». (André
Normandeau et Barry Leighton -
Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la sécurité,
Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990) Aucune
ambiguïté, tout est on ne peut plus clair. Une citation à se remémorer tout au
long de la lecture de ces pages, à ne jamais oublier non plus.
Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'on tente de réformer la
police. (André Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Depuis 1945, on a
multiplié les expériences, dont celle de la police en équipe, qui
ressemble comme une soeur jumelle à la police communautaire, et s'est
avérée un échec... C'est la conclusion qu'en fait le criminologue Jean-Paul
Brodeur, professeur de l'Université de Montréal, l'un des collaborateurs
auxquels Normandeau a fait appel. Comment y est-il arrivé ? Il a lu des études
témoignant de cette recherche, aux États-Unis et au Canada, comparant celles
portant sur la police en équipe à d'autres ayant trait à la police
communautaire. Il a pu voir les similitudes dans la philosophie et
l'infrastructure. (La suite demain)
News du lundi 23 Juin 2008---------------
■ Scène
internationale
15H59 – Il m'arrive de sortir du thème de ce site. Il existe des événements qu'on ne peut garder sous silence.
Ainsi,
le naufrage du pétrolier Erika. Vous vous souvenez en 1999, au large des côtes
de la Bretagne ? Le procès s’est amorcé au début de 2007. L’année suivante, la
pétrolière Total, parmi les accusés trouvés coupables, est condamnée à verser
plus de 190 millions d’euros aux victimes. Elle ira en appel : j’ai
cherché la suite, mais sans succès. Deux vidéos.
Le
génocide au Congo, en est un autre et de loin le plus important. Au sommet et
dans le bas de la page s’affichant, une dizaine de reportages vidéos tournées
sur le terrain avant,
pendant et après la tuerie. Vidéos regardant et écoutant ce qui se passe. Un
document d’une grande valeur historique.
■ L’extrait
du tome 1 de L’Étau Policier
Le Far West dans sa
version la plus moderne
Copyright
00H00 – (La
suite d’hier) L'ex-CUM (Communauté urbaine de Montréal) a produit,
conjointement avec son corps policier, un document qui en dit long sur ses aspirations…
communautaires. (La Police de quartier - Ensemble pour mieux servir, auquel j'ajoute le bilan annuel des
activités policières, de chacune des années de 1993 à 1997, ces derniers publiés
par ce même corps policier) Page après page, rien que de la propagande
dithyrambique. Le docu de l'ex-CUM possède tous les ingrédients du piège
idéologique, du dogme impénétrable auquel on se doit d'adhérer sans chercher à
comprendre.
La police
communautaire, y indique-t-on, constitue une nouvelle stratégie devant se
situer au-delà de la lutte contre le crime et de l'application de la loi afin
de résoudre une variété de problèmes tellement hétérogènes qu'il est impossible
de trouver un terme les qualifiant de manière globale. Elle suppose une meilleure
communication entre policiers et citoyens et l'établissement d'un climat de
respect et de soutien afin, explicite-t-on, d'aider les policiers à solutionner
ces problèmes sans recourir au système de justice pénale.
Climat de
respect ?! Avec tout ce qu'on a vu jusqu'à présent, et tout ce qui suivra, déjà
ça sent et goûte fortement l'utopie. Ressemble à la stratégie de Fidel Castro,
qui recourt encore à toutes les contraintes et contorsions inimaginables pour
faire croire aux Cubains qu'il transformera en limonade l'eau salée de la mer
des Caraïbes. Et pendant que le bon peuple pense que cela arrivera un jour,
Castro le domine et le réprime.
Attardons-nous
aux formulations " au delà de la lutte contre le crime " et "
résoudre une variété de problèmes hétérogènes ". En plus clair, cela
signifie que le concept n'a pas pour objectif de lutter contre le crime, sa
raison d'être étant de procéder aux contrôles et nettoyages sociaux des vitres
cassées du système, les pauvres. Et quand on indique que le concept se situe
" au-delà de l'application de la loi ", cela signifie qu'on sort du
cadre légal.
Est-ce à dire que polices municipales, régionales et
provinciale du Québec ont, en de très nombreux cas, remplacé les juges ? Oui,
puisque se sont elles qui décident qui sera in ou out de la société. Le Far
West, dans sa version la plus moderne. (La suite
demain)
News du dimanche 22 Juin 2008---------------
■ U2….
20H06
– …. Elevation
!
■ Caricatures
venant d’islamfrance
18H40
– Elles sont sur le site de Sifaoui,
dont je parle ci-dessous. Un peu plus bas dans la page s’affichant, cliquez sur
PHOTO SUIVANTE, à droite.
■ L’Islam
est une idéologie totalitaire
18H30
– Prenez connaissance de cet exemple récent le démontrant encore une fois. Mohamed
Sifaoui, qui vit en France, a dénoncé le fascisme musulman. Par la suite, il a
fait l’objet de nombreuses menaces de mort. Dernièrement, il a été agressé en
pleine rue, en plein jour. Le site FAIRE LE JOUR
demande à la police de le protéger. Visitez aussi le site de Mohamed Sifaoui.
■ La
reconstruction du Japon…
17H22
– …après
la guerre.
■ Un
premier soldat français est tué en Afghanistan…
15H32
– … et déjà certains commentaires circulent sur le web. Combien seront-ils à
dénoncer la présence de la France dans ce pays lorsque le nombre de victimes
passera à 84 ainsi que c’est le cas de l’armée canadienne ? Le commentaire est
publié sur le site Liberté d’Expression...
Dans
les cas exceptionnels de défense de la patrie contre de véritables agresseurs
qu’on n’a pas été cherchés ou qu’on n’a pas fabriqués par notre propre agressivité,
cela peut se comprendre. Nous n’avons pas à fabriquer nous-mêmes, par nos
actions agressives, les terroristes qui viendront se venger contre nous. Laissons
les Afghans régler leurs problèmes entre eux : on s’en fout du régime qu’ils se
donnent.
■ Samedi
21 juin : la fête de la musique célébrée
dans 340 villes de plus de 100 pays
01H19
– Elle a été créée en 1982 par le ministre français de la Culture Jack Lang. Fête,
musique, danse et amour sont intimement liés. Le ministère français de la
Santé a fait distribuer dans 38 villes un million de… préservatifs : le
sida moins bon que l’amour.
Dans
la page s’affichant, une vidéo sur la fête à Tel-Aviv. Au sommet de la colonne
de droite, d’autres disponibles : cliquez sur REPORTAGE puis sur FESTIVAL
DES MUSIQUES NOMADES et enfin sur UN FESTIVAL DE MUSIQUE ARABE À NEW YORK.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Ils avaient de bons motifs d'en divulguer le moins
possible
Copyright
00H00
– (La suite d’hier) De son côté, le pouvoir politique a
été avare de commentaires. Pointons l'index sur les élus initiés aux activités
clandestines de la police, généralement des avocats, et y baignant
quotidiennement de par leur fonction, notamment les ministres péquistes de la
Sécurité publique qui se sont succédés sous les gouvernements péquistes
successifs de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et de Bernard Landry, le
Solliciteur général du Canada, membre du gouvernement fédéral libéral de Jean
Chrétien et une non élue, la présidente Vera Danyluk de l'ex-Communauté urbaine
de Montréal (CUM), qui fut, jusqu'à la fin de 2001, responsable de la police.
Ils
se sont tous contentés de quelques mots prononcés du bout des lèvres,
occasionnellement. Ces gens, imitant en cela leurs prédécesseurs, avaient
contracté cette incroyable arrogance consistant à croire qu'ils savaient mieux
que personne ce qui était bon pour les citoyens : ceux qui leur ont
succédé n'ont guère fait mieux.
Citons le cas de Vera Danyluk. L'implantation du concept n'a fait
l'objet d'aucun débat public. Sur le territoire de l'ex-CUM pouvoir et police
se sont contentés de consultations et de sondages bidons, parce que la
population ne sait même pas que la police en civil existe et qu'elle agit
continuellement dans l'illégalité. Ensuite, Danyluk, a fermé la boucle en
déclarant aux médias : « On va se donner la police qu'on mérite ».
De fait, les citoyens y ont adhéré sur la base de
quelques slogans : lutter contre la criminalité, restaurer sentiment de
sécurité et qualité de vie. Rien d'autre. C'est en allant derrière le discours
et les documents officiels que l'on s'aperçoit que ces élus, et la non élue
Danyluk, avaient de bons motifs d'en divulguer le moins possible. (La suite demain)
News du samedi 21 Juin 2008---------------
■ Tout
savoir ou presque sur le vieillissement
21H15
– La Fondation internet nouvelle génération (FING) s’interroge. En quoi
les technologies peuvent-elles contribuer à changer la manière dont
nous
vieillissons, et la manière dont nos sociétés vieillissent ? En quoi
l’allongement de la durée de la vie change-t-il la manière de concevoir
des
produits et services numériques ?
L’approche
est teintée de marketing, dans le sens qu’on cherche à déterminer les produits
qui sont les plus utiles au citoyen vieillissant, à les améliorer et à en créer
de nouveaux pour mieux répondre à ses besoins. Il lui appartient ensuite de
décider ce qu’il prendra et ne prendra pas.
Cependant,
avant d’en arriver à cette étape, nécessité il y a de connaître en profondeur
le phénomène du vieillissement. Le volet le plus intéressant de la démarche,
selon moi. Car la FING anime des groupes de travail.
Ainsi
qu’on le souligne, même si le citoyen est en bonne santé, le vieillissement a
des effets sur chacun. Il est inéluctable, irréversible. Ce n’est pas une
maladie, mais un phénomène touchant toutes les fonctions du corps. Il a aussi
une dimension cumulative : les problèmes physiques ont des effets sur le
cognitif ou le psychique.
Deux
sites à visiter :
Ce
que vieillir veut dire – Ensuite, le forum tenu à Aix-en-Provence, en
France, au début de juin 2008 sur le thème du vieillissement et des nouvelles
technologies. En tout, 11 vidéos
à haute définition.
■ Le
Taser de plus en plus en vente libre ?
10H26
– Son fabriquant en offre désormais une
version civile, citoyenne, notamment aux USA. L’arme serait cependant moins
puissante que celle dont disposent les corps policiers.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Chiens de garde de la
démocratie
devenus de gentils
caniches de salon
Copyright
00H00
– (La suite d’hier) Quelques années plus tard, le
criminaliste Normandeau récidivait en publiant un livre où il réitère sa
profession de foi à l'égard du modèle de la police communautaire. (André
Normandeau -
Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Néanmoins,
par soucis d'honnêteté professionnelle, il s'est entouré de collaborateurs ne
partageant pas tout à fait son enthousiasme. Par conséquent, l'éventail
d'opinions qu'il y présente en permet une approche critique. Absolument rien à
voir, et on y reviendra, avec la propagande véhiculée par le pouvoir et la
police, ainsi qu'on l'a constaté dans les médias québécois quand concept a été
implanté sur l'île de Montréal, au Québec, au cours des années 1996-97 et 98.
À l'époque, dans les médias, la police a été particulièrement volubile
sur ses bienfaits. À l'entendre, le concept guérirait la société d'une bonne
part de tous ses maux. Dans les articles de journaux, on trouvait régulièrement
des entrefilets sur le sujet. Combien de journalistes savaient ce qu'il
impliquait vraiment ? Ils tenaient leurs infos de la police, qui leur en a
disait le moins possible. Ils ont endossé la réforme sans poser de questions,
ni s'en poser à eux-mêmes. Les chiens de garde de la démocratie se sont
comportés comme de gentils caniches de salon.
Lorsqu'ils ont cessé de propager le message
messianique, un autre moyen de diffusion, autrement plus efficace, a pris la
relève : la police en civil, utilisant le bouche à oreille, a ameuté la
population sur les dangers de l'omniprésence de la criminalité. Au point où des
citoyens, et c'est particulièrement le cas de ceux participant à des activités
clandestines illégales de la police, n'ont que ces mots en bouche :
criminalité, police communautaire, prévention. (La suite demain)
News du vendredi 20 Juin 2008---------------
■ Canada :
La ligue des droits et libertés enquête
sur l’impact des listes des personnes
interdites de vol
22H35
– Selon La
Presse canadienne, un an après l’entrée en vigueur de la liste canadienne,
elle souhaite avoir une meilleure idée de ce que vivent les voyageurs se
retrouvant, à leur insu, sous le radar des gouvernements (dont celui du
gouvernement conservateur de Stephen Harper).
Elle
s'est jointe récemment à la Coalition pour la surveillance internationale des
libertés civiles, qui compte une trentaine de groupes de défense des libertés
civiles à travers le Canada, afin de réaliser une étude qui recueillera les
témoignages de voyageurs qui ont eu des démêlés avec des compagnies aériennes,
des fonctionnaires ou des agents des douanes, au moment de traverser la
frontière.
Ceux
souhaitant participer à l’enquête peuvent le faire via un site Internet (www.surveillancedesvoyageurs.ca)
ou la ligne téléphonique sans frais 1-866-613-0778.
Sur
Cyberpresse, lisez l’article du journaliste Daphné Cameron :
Listes
d’interdictions de vol : cauchemar
pour les passagers visés !
■ Célébrations
du 400e de la fondation de la Ville de Québec
Le FRAPRU étalera la rareté de logements
sociaux
21H28
– Voyons la situation en bref telle que d’écrite par le Front d’action
populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Au Québec, les logements libres se font
rares. Les plus susceptibles de vivre de la discrimination sont les couples
avec enfants, les personnes assistées socialement et les membres d’une minorité
visible : dans les communautés autochtones de la province, les conditions
d’habitation s’apparentent à celles du tiers-monde.
Une
grand nombre engloutissent 30%, 50%, voire 80% de leur revenu pour se loger et
se demandent mois après mois ce qu’ils doivent prioriser : payer le loyer
ou manger ? De plus en plus de ménages n’arrivent carrément plus à payer le
loyer, selon l’organisme. L’an dernier, 45 706 causes de non-paiement
pouvant entraîner l’éviction ont été présentées à la Régie du logement. C’est
6 000 de plus qu’en 2000.
Commentaire
de l’auteur et écrivain François
Avard, qui appuie le projet du FRAPRU de dévoiler la situation aux
touristes qui assisteront aux 400e : « Avant
de financer des guerres et conflits armés, les gouvernements devraient tout
d’abord penser à leur propre misère, celles des personnes incapables de
s’offrir un logement. » Il considère que l'argent des contribuables devrait
tout d'abord servir à « garantir des droits minimums » aux citoyens. (Allusion
au gouvernement conservateur de Stephen Harper qui investit des milliards dans
la guerre en Afghanistan.) D’autres appuies ici.
En
quoi consiste ce projet ? L’organisme aménagera dans la Ville de Québec un camp
de mal-logées du 26 au 28 juin inclusivement. L’endroit demeure encore un
secret bien gardé. Lors de la dernière journée, une manif festive clôtura
l’événement. Le programme prévu est disponible ici.
Visitez également le site du FRAPRU.
■ La
Transorientale 12H29
– Vroum, vroum, piste tortueuse, beaucoup de poussière et un… mort jusqu’à
présent. Attachez votre ceinture, ça
roule vite.
■ Les
photos et la vidéo du jour ?
Seulement de mauvais souvenirs d’une guerre
sale
12H04
– Les conflits armés, quoi qu’on cherche à nous faire gober de nos jours, ne
sont pas propres, propres, très loin de là. En témoigne, notamment,
l’utilisation de l’Agent orange lors de la guerre au Vietnam : 45 millions
de litres, 20 000 villages, 5 millions de citoyens affectés. Un défoliant
chimique hautement toxique, qui a produit notamment des enfants difformes, contaminé
sols et eaux.
Un
produit tenace aussi que l’humanité doit à la multinationale Monsanto. Car
des Vietnamiens en souffrent encore aujourd’hui : plusieurs maladies, dont
le cancer. Les fameux dommages collatéraux. On ne fait pas une omelette sans
casser des œufs, n’est-ce-pas. Photos et vidéo (06:34),
colonne du centre, explorer la page de haut en bas. D’autres clichés explicites sur
cette autre. Cliquez sur NEXT pour voir le lot au complet.
De
nos jours, on utilise des munitions contenant de l’uranium appauvri (UA), avec
les mêmes résultats, semble bien : Irak, Afghanistan, etc. L’Organisation mondiale de la santé (OMS)
fait cette mise en garde au sujet de l’UA.
A la
suite d’un conflit, il arrive de déceler des contaminations des aliments et de
l’eau dans les zones touchées même après quelques années. Il convient donc de
procéder à des contrôles lorsqu’il est raisonnable de penser que des quantités
importantes d’UA ont pu passer dans l’eau souterraine ou la chaîne alimentaire.
L’élimination de l’UA doit suivre les recommandations nationales ou
internationales sur l’utilisation des matières
radioactives.
(NDLR :
Qui s’en occupe ? Le pays conquis ou l’armée qui l’a envahi puis plié bagage
depuis ? Ce n’est pas sans faire penser aux mines antipersonnel qui continuent
de tuer ou mutiler même lorsque la guerre est terminée.)
Pourquoi
utilise-t-on l’UA ? Allez sur le site de la Revue militaire
canadienne, lisez
L’UTILISATION MILITAIRE DE L’UA, plus bas, en caractères rouges. Également
TRAVAUX EN COURS, en rouge, quelques pas plus loin.
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Une décision
entre membres d’une même famille
Copyright
00H00
– (La suite d’hier) Au Canada, on a entendu parlé du
concept pour la première fois, semble bien, au début des années 1990. Lorsque
André Normandeau, criminologue et professeur de l'Université de Montréal, et
Barry Leighton, un chercheur, ont publié un rapport sur une enquête qu'ils
avaient effectuée à la demande du solliciteur général du Canada, Pierre
Cadieux, et portant sur la police de l'avenir. (André Normandeau et Barry
Leighton -
Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la
sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990)
Les
deux auteurs, après avoir sillonné le Canada et rencontré des élus, des
directeurs de police et associés, des syndicats policiers, des fonctionnaires
et des citoyens, faisaient état dans leur rapport d'un « consensus croissant
» à l'effet « que la police communautaire constitue la réponse la plus
appropriée aux défis et problèmes de la police au cours des dix prochaines
années ».
Consensus croissant ? Se dégage plutôt de la liste des groupes
rencontrés l'impression d'une consultation ciblée, sans grand risque de remise
en question de l'approche policière préconisée. Et même si la population avait
été largement consultée, comment aurait-elle pu prendre une décision éclairée,
ignorant tout du modus operandi illégal prévalant dans l'underground policier ?
On peut dire de même des élus, qui dans la très grande majorité sont nuls en
matière policière. En somme, on a décidé entre membres d'une même famille du
système policier qui serait le nôtre. (La suite demain)
News du jeudi 19 Juin 2008---------------
■ Taser :
des déclaration et faits….
18H25
– … rapportés cette dernière semaine par des médias canadiens.
■ L'enquête de la Commission des
plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada (CPP) avait été
entreprise à la demande du ministre canadien de la Sécurité publique Stockwell
Day après le décès de Robert Dziekanski, en fin d’année 2007, à l'aéroport de
Vancouver. Le ressortissant polonais avait reçu au moins deux décharges de
Taser. Ses derniers
moments ont été captés sur vidéo et diffusés dans le monde entier.
■ Mercredi
18 juin 08, source Radio Canada, Saskatchewan…
Paul Kennedy, président de la CPP : « Il faut trouver une façon de traiter les
gens comme des êtres humains ».
■ Article
du 18 juin 08 du journaliste Normand Rhéaume de LCN. Le président de la CPP déplore
que depuis 2001 des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) aient
utilisé le pistolet Taser 90 fois contre des jeunes de 13 à 16 ans.
Depuis
l'introduction de cette arme dans l'arsenal de la GRC vers la fin de 2001, les
archives policières fédérales font état de 4 234 rapports d'utilisation ou de
menaces d'utilisation. Toutefois, une vérification de la CPP a permis de
constater que les deux tiers des plaintes soumises par le public à la suite
d'un tir de Taser n'avaient pas fait l'objet d'un rapport (formulaire #3996)
par un membre de ce corps policier.
■ Mardi 17 juin 08 article
traitant de l’enquête effectuée par Radio-Canada/CBC et la Presse
canadienne.
■ Autre
article traitant de l’enquête, on y apprend notamment : que dans la
plupart des cas, les personnes victimes du Taser n’avaient pas d’arme ; que
dans 31 cas, la GRC a utilisé l’arme sept (7) fois ou plus sur une même
personnes.
Déclaration du Dr Stanley Nattel, cardiologue à l’Institut
de cardiologie de Montréal : « Plus
longue est la décharge, plus le risque de capturer le coeur et de causer une
arythmie est grand. En plus, les substances relâchées par les muscles peuvent
avoir des effets néfastes sur le coeur et sur le fonctionnement électrique du
coeur ». ■ Dans
le bas de cette même page, sous le titre AUDIO-VIDÉO cliquez sur FRÉDÉRIC
ZALAC S’EST PENCHÉ SUR LA QUESTION. Vidéo de Radio Canada (02:11)
■ Des ouvrages traitant de sujet nous concernant tous
15H10 – d’Armand Mattelart, La globalisation de la
surveillance, Éditions La Découverte. Vidéosurveillance, fichage, empreintes génétiques,
écoutes, puces RFID. Dans les régimes démocratiques, les différentes techniques
d’intrusion dans la vie quotidienne des individus se multiplient, au nom de la
lutte contre les “nouvelles menaces”. Les
États ont imposé et construit une définition de l’ennemi de plus en plus floue,
tellement floue qu’elle a permis et permet encore tous les abus.
De Gilles Sainati et Ulrich Schalchli, La décadence
sécuritaire, Édition La Découverte. Ils démontrent la chute rapide (dix ans) et
programmée de pans entiers de l’État de droit. L’angle d’observation est celui
de la disparition des notions mêmes de justice, de juste et de droit, en faveur
d’un arbitraire bureaucratique qui sert une fraction de plus en plus étroite de
la population. “Tolérance zéro”, pénalisation des comportements sous le vocable
d’“incivilités”, tatouage des populations à travers les fichiers informatiques,
marquage génétique, inféodation de l’appareil judiciaire à un exécutif
musclé...
Vous pouvez en savoir un peu plus ici,
au milieu de la page s’affichant.
■ Canada :
rapport sur l’usage du Taser
Moratoire si des recommandations ne sont
pas respectées
10H25
– Il a été déposé hier mercredi 18 juin par le président de la Commission des
plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada (CPP), Paul. E.
Kennedy. Il propose (le ministre canadien de la sécurité publique, le
conservateur Stockwell Day, disposera…) la mise en œuvre immédiate de 12
recommandations.
Kennedy :
« Elles ont été formulées pour que la Gendarmerie royale du Canada (GRC)
rende compte publiquement de l'utilisation qu'elle fait de cette arme, qui a
suscité des préoccupations importantes chez les Canadiens et pour en empêcher
une utilisation abusive (…) ». Ce qu’elle ne fait que partiellement, l’info
n’étant pas appuyée par les faits. Les conséquences ont été lourdes, signale
Kennedy.
Quelques
unes des recommandations. L'utilisation de l’arme ne doit être autorisée que
dans les situations où le sujet a un comportement « combatif » ou représente
une menace de « mort ou de lésions corporelles graves » pour l'agent,
le sujet lui-même ou le public, ainsi que dans les situations où le sujet
semble en état de délire agité. Chaque utilisation doit faire dans les plus
brefs délais l’objet d’une intervention médicale.
L'arme
doit être utilisée seulement par les policiers ayant le rang de caporal
ou un rang supérieur en milieu urbain et les gendarmes ayant au moins
cinq ans d'expérience opérationnelle et travaillant dans des
détachements en milieu rural. Enfin, la GRC doit rendre publics les
rapports semestriels et annuels demandés concernant son utilisation.
PS :
La question que je me pose à cette étape-ci est la suivante : est-ce que
les recommandations concernant la GRC seront appliquées également aux autres
corps policiers du Canada ? Il le faudrait, autrement le free for all continuera
de sévir dans les corps policiers municipaux, régionaux et provinciaux.
Bref
résumé du Rapport Taser
Pour obtenir une copie du Rapport de près de 80 pages, faites en la demande
par courriel (org@cpc-cpp.gc.ca). Je
doute que celles provenant de l’extérieur du Canada soient acceptées. Je vous
recommande de patienter un peu parce que le document complet sera bientôt disponible
sur le site de la CPP, en anglais et en français.
Site de la Commission des plaintes du
public contre la GRC
■ L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Police
communautaire, de quartier ou de proximité
et le
mystère de la Sainte Trinité
Copyright
00H00 – (La suite
d’hier) Le Canada n'est pas le seul pays à avoir adopté le concept de la
police de quartier (formulation englobant, entre autres, la police de quartier
et la police de proximité), la France et des États des États-Unis ont fait de
même, notamment.
Au Québec,
l'une des provinces du Canada, la nouvelle approche a permis aux policiers de reconstruire
la société à leur image et ressemblance, un peu comme Dieu aurait créé Adam et
Ève. Clandestinement, sans débat démocratique au sein de la population. Ce sont
les flics qui ont décidé ce qui était bon pour les citoyens. Pas les élus, qui
sont pour la plupart nuls en matière policière, mais les flics. Il y a fort à
parier que partout dans le monde où l'approche a été appliquée sur le terrain
les résultats ont été les mêmes.
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