L'Étau Policier

C'est le titre de trois livres ( tomes 1, 2 et 3 ) relatant une grande enquête journalistique de plus de six années sur les activités illégales et clandestines de la police en civil du Québec, Canada. Dans ce monde de l'ombre et du silence, les droits et libertés ne valent rien. Les tactiques policières étant les mêmes partout, peu importe le pays où vous habitez, la police en civil ( municipale, régionale, provinciale et nationale ) procède ainsi.

Mon nom est Jacques Martel, journaliste québécois depuis près de 40 ans. J'ai effectué l'enquête et rédigé les trois livres. Je vous offre de lire gratuitement le tome 1 au complet .

ACTUALITÉS

Il est (Heure du Québec)

Par  Jacques Martel,  journaliste indépendant


News du samedi 5 Juillet 2008---------------

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Finalement, toute la population se sent menacée par l'hypothèse

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00H00 – (La suite d’hier) Dans son rapport remis au gouvernement péquiste de Lucien Bouchard, à la fin de 1998, la Commission Poitras, qui a enquêté sur des activités illégales de la Sûreté du Québec, dont la fabrication de quatre preuves lors d'un procès, écrit que la prestation des services policiers est en plein remodelage et le Québec se dirige vers la généralisation du modèle de « la police professionnelle de type communautaire ». (Rapport de la Commission d'enquête chargée de faire enquête sur la Sûreté du Québec - Les Publications du Québec, décembre 1998)

Le but avoué des réformateurs, outre la revalorisation du travail des patrouilleurs, est la disparition du crime par l'intégration de la police à la communauté. Or paradoxalement, constate la Commission, avant même que l'on ne puisse cueillir les fruits de la réforme en cours, le taux de criminalité baisse, et ce, malgré la diminution des budgets alloués aux forces policières, un peu comme si d'autres tendances plus lourdes ou plus opaques affectaient les criminels. Par ailleurs, ce modèle qui, à la Sûreté du Québec, a pris le nom de « police de proximité » ne vise pas le monde des enquêtes sur les crimes majeurs, signale la Commission.  

L'évidence saute aux yeux : la police ne peut être totalement communautaire, et très loin sans faut. Ce qui n'exclut pas, notons-le, la contribution minimale de certains collabos. Deuxième évidence : la police ne peut être communautaire que dans ses relations avec les personnes se sentant insécurisées. Là, nous entrons dans un champ d'intervention immense.

C'est qu'elle fait peur aux citoyens avec son maître mot panzer : la prévention. Ce qui lui permet de prendre de la hauteur, de devenir indispensable partout, notamment en milieu rural où la criminalité n'a rien de celle prévalant dans une grande Cité. Comme elle ratisse très large, c'est finalement toute la population qui se sent menacée par l'hypothèse : personnes âgées, femmes, enfants, homosexuels, etc. La liste est longue comme le bras.

Un paravent, alors, le concept communautaire ? Oui. Car ce qu'elle fait d'abord et avant tout, et elle s'y investie massivement, n'est rien d'autre que du contrôle et nettoyage sociaux des vitres cassées (les pauvres). (La suite demain)

News du vendredi 4 Juillet 2008---------------

Le Tour cycliste de France 2008

12H20 ― Intéressant à suivre chaque jour sur le web. Le départ à lieu demain samedi 5 juillet, à Brest. L'étape finale à Paris, aux Champs Élysées, dimanche 27. En tout, 3 500km, dont les Pyrénées (bel endroit touristique) à grimper. Ouf ! De l'info à profusion...

La carte du parcours

Une dizaine de vidéos gratuites sur le site. Malheureusement, il y en aura aucune sur la course proprement dite. Des accords négociés avec les partenaires du Tour réservent ce service à la France et à plusieurs pays africains. Cependant, si votre fournisseur d'accès à l'internet (FAI) réside en France, le pactole vous attend.

Sinon, beaucoup d'infos sur la course régulièrement dans la page d'accueil du Tour : textes, photos. Avec probablement des vidéos sur les à-côtés de la course elle-même. Je le présume, n'en suis pas sûr.

Ingrid peut enfin étreindre et embrasser ses enfants...

02H28 ― .... une vidéo débordante de belles émotions. Ils ne s'étaient pas vus depuis plus de six ans. Désespéraient peut-être de se revoir un jour. Quelques heures après, elle prenait l'avion avec eux, direction : la France. Lancez la vidéo dans le bas de l'écran, à gauche.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Les actions de police communautaire, risque d'enjeu politique

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00H00 – (La suite d’hier) La police communautaire comporte d'autres risques. Plus haut, Painchaud, président de la Fraternité des policiers de l'île de Montréal, clamait que la police de quartier est « un flirt avec les politicien », que « c'est une police bien plus proche des politiciens que des citoyens ».

Skogan est plus explicite. Il dit que les actions de police communautaire risquent de devenir un enjeu politique. L'évaluation du cas Houston, au Texas, a montré que la façon dont les programmes étaient menés favorisait les intérêts des propriétaires immobiliers et des notables locaux.

Skogan, faisant peut-être allusion ici à la discipline de la société marchande, souligne que ceux critiquant la police communautaire craignent qu'elle favorise cette connivence entre concitoyens et policiers. Selon cette hypothèse, le comportement de ces derniers ne serait plus régi par leur devoir de réserve, leur professionnalisme et le strict respect de la loi. (La suite demain)

News du jeudi 3 Juillet 2008---------------

Fasciste, la France de Sarkozy ?

22H53 ― D'après ce qu'on rapporte dans les articles que je suggère plus bas, on est justifié de le penser : ce ne sont pas les seuls, loin de là, pour ceux suivant de près l'actualité. Ce gouvernement comme tous les autres vivent sous l'influence (l'emprise) de la police : le lobby policier. Nos ministres de l'Intérieur ou de la Sécurité publique, incluant tous les élus, ministres ou pas, connaissent strictement rien en la matière, alors ils gobent tout ce qu'elle leur dit.

Fort probablement, car le contraire m'étonnerait grandement, qu'il y a aussi dans leur entourage des civils déquisés en fonctionnaires super compétents, ayant solutions (fascistes) à tout. Les civils et leurs collabos étant infiltrés partout, pensez-vous vraiment qu'ils ne sont pas présents aussi au sein des gouvernements et des fonctions publiques ?

Se sont les civils qui décident ce que seront nos libertés, pas les élus, encore une fois ignares sur ce plan. Comme vous le seriez vous-mêmes, amis lecteurs, si vous occupiez la fonction du jour au lendemain. Alors, ce n'est pas les élus qu'il faut blâmer, mais la police, en uniforme et en civil, ainsi que sa ribambelle de collabos à tout crin. Le pire est que le rôle politique de la police n'est jamais médiatisé, ou très rarissiment : les médias devront apprendre à identifier, photographier et vidéofilmer ces lobbyistes. Se sont toujours les élus qui écopent lorsque leurs décisions créent du mécontentement au sein de la population.

Aussi longtemps que toutes les activités de la police, incluant les activités clandestines, ne seront pas contrôlées par un organisme neutre les éléments composites de la situation perdureront. Pourquoi ? Au nom de la séparation des pouvoirs, il ne peut y avoir interface entre police et politique. La police doit respecter et faire respecter la loi, le politique ne peut intervenir qu'en modifiant ou créant une nouvelle loi. Ainsi en est-il (devrait-il en être) des tribunaux (la justice). Cette distanciation des pouvoirs est la base même de la démocratie. Autrement, c'est le règne de la magouille.

Venons-en aux deux articles, tous deux complémentaires. Le premier publié par Le Monde, le second par Bellaciao.

Bon, rigolons un peu...

20H02 ― .... ça va nous libérer des idées noires circulant dans nos neurones. Oui, je sais qu'elles vont revenir après, quand nous aurons bien rit. On ne peut pas se désintéresser des enfants afghans violentés, des activités clandestines des civils et de leurs collabos polluant l'osmose entre citoyens, des virages à droite sur le chapeau des roues de nos gouvernements conservateurs. N'empêche, faire au pause c'est bon pour le morale. Alors, je vous présente Ginette. Rire assuré, si vous visionnez toutes les photos !

Afghanistan, guerre à laquelle participe le Canada
Les enfants victimes de graves violations

19H11 ― « Je ne parviens pas à penser à un autre pays au monde où les enfants souffrent plus qu'en Afghanistan », a déclaré Radhika Coomaraswamy, la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, à la conclusion d'une visite de cinq jours dans ce pays.

PS :Ce dont nos médias canadiens ne traitent pas. En tout cas, ceux
que je fréquente régulièrement n'en parlent pas ou si peu que cela ne m'a jamais marqué. Pour ce qui est de ceux de l'étranger, je ne saurais dire. Lisez l'article, peut-être en arriverez-vous au même constat que moi : depuis que l'OTAN, dont l'armée canadienne, a investi l'Afghanistan, je n'ai jamais lu un texte aussi dénonciateur sur la situation faite aux enfants que celui-là. Et qu'en est-il des femmes, des vieillards, des malades ?

Ce qu'il faut dénoncer, c'est le silence médiatique sur les véritables méfaits de la guerre, quelle qu'elle soit. Je ne fais pas de reproches aux journalistes, pas aisé et particulièrement dangereux de couvrir une guerre : personnellement, je n'irais pas là. Je réalise simplement qu'on ne peut pas compter sur nos gouvernements et nos soldats canadiens sur le terrain pour savoir vraiment ce qui se passe. Les premiers parce que dévoiler l'horreur rendrait la guerre impopulaire auprès du public. Les seconds parce qu'ils n'ont pas le droit de parler. Nous avons là les murs du silence nécessaires au n'importe quoi. À la guerre comme à la guerre, n'est-ce-pas. Trop de va-t-en-guerre dans ce monde.

Quel était le mandat des deux enquêteurs ?

Il y a aussi beaucoup de photos, qui ne traitent pas spécifiquement des graves violations dont les enfants de ce pays sont victimes. Elles aident à tout le moins à saisir d'un peu plus près la réalité quotidienne.

Ingrid Betancourt enfin LIBRE !

01h33 ― Une vidéo émouvante, très, elle se retient à quelques reprises pour ne pas pleurer à chaudes larmes. Elle nous aime, nous embrasse. Elle parle très bien le français, femme courageuse et belle. Je n'en dis pas plus, vous laisses le soin de la découvrir.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Les personnes âgées moins à risque et plus anxieuses

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00H00 – (La suite d’hier) Abordons la fameuse question du sentiment d'insécurité, sommairement puisque nous en traiterons en profondeur plus loin. Cusson, Tremblay, Biron, Ouimet et Grandmaison se demandent si la lutte contre le sentiment d'insécurité devrait être associée à la prévention du crime. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Ces collaborateurs à l'ouvrage de Normandeau soulignent que cette ambition est semée d'embûches techniques et conceptuelles.

Car le sentiment d'insécurité dépend non seulement de la probabilité perçue d'être victime d'un crime, mais aussi de la gravité anticipée des coûts personnels encourus en cas d'attaque. Cette anticipation est à son tour déterminée par la vulnérabilité objective des victimes potentielles.

Les personnes âgées sont plus anxieuses que d'autres, même si leurs risques de victimisation sont moins élevés. Les auteurs indiquent que les zones urbaines où cette anxiété est la plus marquée chevauchent rarement des zones où la densité des crimes est la plus élevée. Selon eux, la proportion d'individus qui ont peur du crime est beaucoup plus élevée que celle de personnes réellement à risque.

Les cinq criminologues se demandent enfin s'il est réaliste de vouloir diminuer l'importance du sentiment d'insécurité. Poussent l'outrecuidance jusqu'à s'interroger s'il est même souhaitable de le diminuer. Car, argument-ils, si la peur du crime est une réponse saine à un danger bien réel, ce serait une erreur de lutter à son encontre. Le sentiment d'insécurité motive les victimes potentielles à modifier leurs habitudes de manière à prévenir leurs risques personnels.

« Ces réserves ne nous empêchent pas de convenir que faire baisser l'insécurité peut être un objectif valable. (...) Cependant, en aucun cas, indiquent-ils, on ne devrait traiter les mesures du sentiment d'insécurité comme des substituts aux mesures de la criminalité ». Arguments des plus logiques. De poids aussi. (La suite demain)

News du mercredi 2 Juillet 2008---------------

C'est l'fun...

22H29 ― ... de voir de nombreux citoyens se réapproprier l'espace public, qui leur appartient, du reste : le droit de circuler librement partout... Ici, c'était à l'occasion d'une course cycliste à Arenberg, en Belgique. Je suggère cette vidéo parce qu'ils sont vraiment heureux d'être là. Dans la page s'affichant, elle est au sommet de la colonne de gauche.

Le micro-crédit...

21H32 ― ...est l'un des seuls outils financiers venus du Sud à avoir été copié par les pays du Nord, écrit la journaliste Valérie Sauvage de La Voix du Nord. Micro-crédit = méga-espoir, précise-t-elle. En France, il a été mis de l'avant en 1989 par Maria Novwak, fondatrice de l'Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE). Jusqu'à présent, 53 600 prêts ont permis de créer 8 297 entreprises et 9 956 emplois.

Dans la page s'affichant, plein d'infos sur le sujet. Colonne de gauche, article et vidéo. Petite colonne du centre, d'autres éléments permettant de faire un tour d'horizon assez complet, dont une autre vidéo et l'adresse du site de l'ADIE.

Suite de l'article précédent...

07H38 ― Le Fonds Monétaire international (FMI) met en garde contre le risque de crises.

Autre article : hier mardi, l'industrie pétrolière mondiale était réunie à Madrid.

Si vous voulez connaître la dernière augmentation du litre d'essence :
The Wall Street Journal

Partout dans le monde
la spéculation pétrolière produit un effet domino

07H24― La crise financière en a produit un, qui est loin d'être terminé, soutiennent certains spécialistes. Pour le moment, seul l'effet domino du pétrole pousse sans ménagement des démunis vers la pauvreté extrême et fait basculer d'autres, qui auparavant arrivaient à joindre les deux bouts, dans le camp des pauvres. Un exemple parmi d'autres. Selon des chiffres dévoilés mardi par l'ONU, au Guatemala, en l'espace deux ans, 700 000 sont devenus pauvres pendant que 500 000 plongeaient dans l'extrême pauvreté. Ça n'a pas de sens ! En Occident, les gouvernements sont trop lents à réagir.

Un regard sur l'exclusion

06H45 ― Des gens vivent des situations particulièrement déstabilisantes. Les photos proposées aujourd'hui traitent de ce sujet.

Dans la colonne de droite du sommet de la page s'affichant, cliquez sur chacun des éléments des 10 DERNIERS...MONDE, où vous trouverez un tas de photos. Cela fait, passez ensuite, plus bas, à TOUS LES REGARDS....MONDE. Et procédez ainsi avec les autres éléments suivants.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La diminution notable du crime
« reste encore à prouver »

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00H00 – (La suite d’hier) Enchaînons avec quelques autres commentaires de collaborateurs à l'ouvrage de Normandeau. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Jacques Q. Wilson, de l'Université de la Californie, à Berkeley, et George L. Kelling, de l'Université Harvard, à Boston, confirment aussi que « la capacité de la police communautaire à réduire de façon notable le taux de criminalité reste encore à prouver ». Leurs évaluations font également ressortir les difficultés rencontrées dans sa mise en place effective.

Christopher Murphy, criminologue de l'Université de Dalhousie, Halifax : « De fausses informations (sic) ou l'absence d'information sur des problèmes de crimes ou de désordre dans un quartier finissent parfois par rendre le public indifférent à la prévention du crime, provoquent une crainte irraisonnée du crime ou amènent les citoyens à recourir de façon exagérée aux services des policiers. » L'auteur ne précise pas qui sont à l'origine de ces bobards. À qui profitent-ils, pensez-vous ?

Maurice Cusson, Pierre Tremblay, Louis L. Biron, Marc Ouimet et Rachel Grandmaison, tous criminologues : « La constitution d'associations de citoyens et les réunions de quartier n'ont guère d'effet, ces rencontres débouchant rarement sur des mesures concrètes susceptibles d'influer sur la délinquance parce que les projets de rénovation résidentielles sont généralement sans effet sur elle. (…) et la création de maisons de jeunes, de centres communautaires et l'organisation de loisirs pour la jeunesse ne réussissent que rarement à en diminuer l'importance, ces projets échouant souvent à rejoindre les sujets à risques. (…) Enfin, les campagnes de prévention dans les médias et les écoles donnent des résultats décevants. » (La suite demain)

News du mardi 1 Juillet 2008---------------

Four Women (Four colours)

15H09 Nina Simone : vidéo (02:10).... Si vous ne la connaissez pas, attendez-vous à un choc. C'est WEIRD, bizarroïde ! N'empêche, l'authencité est présente. Ici, s'agit pas de plaire, mais d'être soi-même. Sous l'écran, les paroles de sa chansons :

My skin is black
My arms are long
My hair is wooly
My back is strong...
etc.

Infos biographiques sur Wikipedia

Nelson Mandela, ses années de lutte

14H54 ― 19 photos, dont celle de 1995 où il effectue un pélerinage dans son ancienne cellule de Robben Island, au large du Cap, en Afrique du Sud. Son autobiographie, UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTÉ est publiée la même année. Il célèbrera ses 90 ans ce mois-ci, le 18. Tout un homme ! Pour vous situer historiquement, lisez la légende dans le bas chaque photo.

Dépaysement

02H21 – Chris Rea : Nothing to fear (08:56). Bon jeux de guitare. Toile de fond : le désert, sa fournaise et son sable fin soulevé par le vent qui embrouillent la vision. Tout me plaît dans ce clip.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La nouvelle utopie a permis d'infiltrer toute la population

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00H00 – (La suite d’hier) Dès le lendemain de la parution de cet article, La Presse faisait écho des propos dithyrambiques du directeur de ce corps policier, Michel Sarrazin. (François Cardinal - La Presse du 18 janvier 2003) Le journaliste l'a lancé en ces termes : un échec, le virage communautaire de la police ? « Absolument pas, répond du tac au tac Sarrazin. Reportons-nous il y a cinq ans à Montréal et comparons avec la situation actuelle. Pensez-vous que la ville est moins sûre ? Pensez-vous que les policiers offrent un moins bon service ? Loin d'être un échec, c'est un succès, mais il y a encore des choses à corriger », reconnaît-il tout de même.

Nous avons là un autre beau cas de désinformation. Au lieu d'informer honnêtement la population, les flics l'ont désinformée, et continuent de le faire sur le terrain et dans les médias, prétendant faussement que le concept communautaire demeure un outil indispensable à la lutte contre la criminalité.

Naïf de penser que les directeurs de corps policiers, peu importe le pays, donneront l'heure juste à ce sujet. Ils n'ont pas le choix, dire la vérité entraînerait l'effondrement d'une bonne partie de leur système répressif. Le fait est que le succès n'est pas là où l'indique Sarrazin, entre autres, il est ailleurs, et il a d'excellentes raisons d'en être fier.

La nouvelle utopie a permis d'infiltrer toute la population, d'augmenter par on ne sait quel coefficient le nombre de ses collabos et d'intensifier sa répression clandestine illégale. La police a gagné du terrain, la démocratie en a perdu. Ce modèle a des liens de parenté avec celui prévalant à Cuba, pays du dictateur communiste Castro. (La suite demain)

News du lundi 30 Juin 2008---------------

Le fougueux frenchkiss...

18H42 – ...de la Statue de la Liberté à la Justice.

Me Julius Grey
Le test de l'intégration réussie

17H47 – « Un immigrant devrait être perçu comme parfaitement intégré à partir du moment où il est indifférent à l'origine raciale, nationale ou religieuse de son conjoint », écrit-il aujourd'hui dans sa chronique publiée dans le Journal de Montréal. Lisez la suite ici.

PS : Me Grey, un Québécois, est un éminent défenseur des droits et libertés. Depuis plusieurs années, il mène plusieurs combats de front.

Louise Arbour quitte ses fonctions aujourd'hui

08H49 ― Le Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme s'est permis samedi, dans Le Monde, une dernière déclaration qui n'étonnera personne, habitués que nous sommes à l'entendre dire franchement ce qu'elle pense...

«On ne va pas pouvoir continuer à accepter longtemps encore des inégalités aussi profondes et injustifiables entre les pays et à l’intérieur des pays. Face aux émeutes, le débat a porté sur les aspects économiques : protectionnisme, biocarburants, spéculation, etc. Qu’en est-il du droit à l’alimentation, du droit à un niveau de vie adéquat ? (...) On a entendu les pays occidentaux se dire fermement engagés à prohiber le génocide... mais quelle est la différence entre un gouvernement qui tue une partie de sa population et un gouvernement qui la laisse mourir de faim ou de maladie par négligence criminelle ?» (Sources : Le Monde et Cyberpresse.)

Durant son mandat de 4 ans, la Québécoise a accompli un travail colossal. Une femme aussi active ne pourra rester chez elle à se tourner les pouces. Suggérons lui d'écrire maintenant ses mémoires : Cour suprême du Canada, Tribunal pénal international, responsable des droits de l'homme à l'ONU. Elle en a vu et entendu des vertes et des pas mures. Il y a là de quoi écrire quelques volumes, dénoncer ceux qui se cachent derrière la langue de bois.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Police de quartier :
« un échec », « une fumisterie »

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00H00 – (La suite d’hier) En mars 2001, le journaliste André Cédilot de La Presse rapportait que le président de la Fraternité des policiers de la CUM, Georges Painchaud, fulminait contre la police de quartier (André Cédilot - La Presse du 27 mars 2001) : « C'est un échec, une fumisterie, une opération de séduction, un flirt avec les politiciens ».

Selon ce dernier, le seul mérite de cette structure implantée en 1997 est le rapprochement avec la population. Et encore, pas de tous, surtout des agents sociocommunautaires, les autres étant plus occupés à répondre aux appels qu'à résoudre des problèmes avec les citoyens. « En réalité, poursuivait-il, la police de quartier a été créée pour plaire aux élus municipaux. C'est une police bien plus proche des politiciens que des citoyens. (...) Les citoyens qui sont satisfaits sont ceux qui n'ont pas besoin de la police ». Painchaud avait peine à comprendre le pourquoi d'autant de postes de police sur l'île de Montréal.

Portons un oeil attentif également à ce témoignage du sergent-détective Daniel Desbiens de la police de l'île de Montréal, enquêteur à l'escouade régionale mixte contre le crime organisé, opérant sous la direction de la Sûreté du Québec. En janvier 2003, il publiait une thèse de doctorat sur la résistance au changement dans les forces policières, dont les conclusions ont été rapportées dans des médias. (Sophie Allard -La Presse du 17 janvier 2003)

Les policiers se voient avant tout comme des « combattants du crime » et préfèrent de beaucoup la chasse à l'homme à la prévention : «  Les policiers désirent consacrer 80% de leur temps à la répression et seulement 20% à la prévention alors que la police communautaire propose exactement l'inverse ». Desbiens a pu vérifier au cours de ses recherches que de fortes résistances tant culturelles qu'organisationnelles mettent un frein à l'implantation du concept.

« Dans notre société et au sein même des organisations policières, on valorise les agents qui effectuent des poursuites policières, des perquisitions, des filatures et des interventions tactiques. Les héros portent l'uniforme, revolver compris. Les policiers communautaires sont considérés de moindre importance, d'où leurs difficultés à accéder aux échelons supérieurs et à obtenir des postes convoités. (…) (Dans ce contexte) quel agent sera intéressé par la police communautaire ? (…)

C'est faux de prétendre qu'elle ( la police communautaire ou de quartier ) est possible là où les crimes sont omniprésents et où on lutte d'abord pour sa survie. Il ne faut pas confondre police communautaire et relations publiques (sic) et plutôt miser sur un bon dosage de prévention et de répression. » Notons que le chercheur ne dit mot du rôle clandestin de la police en civil et de ses collabos. (La suite demain)

News du dimanche 29 Juin 2008---------------

France : le principe de laïcité
mal mené dans des écoles

20H53 ― Dans une école primaire, à titre d'exemple, des parents d'élèves musulmans ont fait pression pour offrir des menus sans viandes jugées impures. Avec le temps, on en est venu à séparer dans la cantine les SANS PORC des AVEC PORC : Vidéo (03:33).

Ce n'est pas le seul point. En 2004, le Rapport Obin, commandé par le ministère français de l'Éducation, devait établir des règles laïques en milieu scolaire. Cependant, son contenu était tellement explosif qu'on ne lui a pas donné suite. On y constatait des signes et manifestations d'appartenance religieuse.

L’obsession de la pureté est sans limite, y signale-t-on. Deux exemples. L'usage exclusif des deux robinets des toilettes, l’un réservé aux « musulmans », l’autre aux « Français ». Demande d'un responsable local du culte musulman d'instituer des vestiaires séparés dans les salles de sports, car selon lui « un circoncis ne peut se déshabiller à côté d’un impur. »

Sources : bivouac-id, pointdebasculecanada et Rapport Obin

12 ans et prononçant un discours à l'ONU
traitant de l'environnement et de l'humanitaire !

14H40 – « Salut. Je suis Severrine Suzuki et je représente l'ÉCO... » Le contenu est là, la conviction aussi. Cela s'est passé il y a 16 ans, mais son discours n'a rien perdu de sa pertinence. Après avoir visionné la vidéo (06:41) de l'époque, vous vous demanderez sans doute : Qu'est donc devenue cette ado depuis ? Wikipedia vous dira tout. Vous découvrirez que son engagement n'était pas de la frime.

L'extrait du tome 1 de l'Étau Policier
Les
policiers, attachés au caractère répressif de leur travail

00h00– (La suite d'hier) Dans son livre, Normandeau ouvre ses pages à d'autres spécialistes en la matière. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Citons les en vrac, en ajoutant d'autres sources que les siennes.

Barbara Jankowski, chercheur de l'Institut des Hautes études de la sécurité intérieure, à Paris : « Sans grand effet sur la délinquance », dit-elle. En France, on ne peut comparer la police de quartier d'une ville avec une autre parce qu'aucun corps policier ne fonctionne intégralement selon les règles du model. Par ailleurs, fait-elle observer, la mise en place de l'îlotage dans les quartiers difficiles se heurte à de fortes réticences chez les policiers (portant l'uniforme ?). Il leur faut faire face à une hostilité verbale et physique de plus en plus manifeste, leur donnant le sentiment de courir un danger lors des interventions.

Glissons ici l'opinion d'un compatriote de Jankowski relatif à l'îlotage. Roché, du Centre national de recherche scientifique (CNRS), en France, et professeur à l'Institut d'études politiques de Grenoble, soutient qu'une police de proximité efficace va à l'encontre des valeurs policières, transforme le temps de travail. (Sebastian Roché -Le sentiment d'insécurité -Éditions PUF) L'îlotage heurte bien des susceptibilités. En dépit d'une forte valorisation dans les discours, il n'a guère connu de croissance.

Encore aujourd'hui (son livre a été publié en mai 1994), il n'existe guère d'îlotage pédestre et permanent, en particulier parce que la culture professionnelle s'y oppose : seule l'activité consistant à arrêter les délinquants est valorisée, les policiers, attachés au caractère répressif de leur travail, ne veulent rien savoir du travail social de la police. En somme, le « syndrome des moyens au détriment de la fin » dont parlait il y a un instant Goldstein. (La suite demain)

News du samedi 28 Juin 2008---------------

Le Festival de jazz de Montréal...

22H42 ― .... a entamé sa 29e édition le 26 juin en rendant hommage au poète et chanteur d'origine québécoise Leonard Cohen. Des dizaines de milliers de personnes ont assisté à l'événement. Regardez la photo de cette belle soirée. Pointez la flèche de la souris dessus, appuyez sur le bouton gauche et faites un tour complet de 360 degrés. Vous verrez, y'avait foule.

Jusqu'au 6 juillet inclusivement, plus de 3 000 musiciens et près de 700 spectacles, dont la moitié gratuits. Visitez la page d'accueil du Festival. À son sommet, cliquez sur chaque date pour connaître les invités du jour.

Galerie de photos des années antérieures. Cliquez sur chacune pour voir un diapo. Dans le bas de la page, colonne de gauche, le FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL EN VIDÉO, sur Windows Media Player.

La Québécoise Louise Arbour
W. Bush, un recul alarmant des droits et libertés

21:43 ― Au moment de terminer son mandat de Haut Commissaire des Nations Unies aux droit de l'homme, poste qu'elle occupe depuis 2004, Arbour dit franchement ce qu'elle pense dans une entrevue accordée au Figaro.

« L'aspect le plus inquiétant de mon côté a été, et c'était une politique très claire de l'administration (Bush), la tentative visant à écarter le rôle des tribunaux, raconte-t-elle. Dans cette optique, la dernière décision (récente) de la Cour suprême américaine démontre que les tribunaux regagnent le terrain qui leur appartient. » Lisez l'entrevue au complet ici.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Brodeur :
« plus ça change, et plus c'est pareil »

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00H00 – (La suite d’hier) Goldstein soulève un autre aspect, dont fait état Brodeur : le rôle joué par la communauté est également limité quand il s'agit d'établir les priorités des problèmes à résoudre. Il est d'opinion que le concept devrait chapeauter tous les efforts déployés pour améliorer la qualité des services policiers. Il ne serait acceptable (sic) que dans la mesure où il conduirait à une nouvelle manière de voir le rôle de la police et ne constituerait pas uniquement une autre étiquette utilisée à des fins de… relations publiques.

Brodeur signale un imbroglio : alors que les défenseurs de la police communautaire ne semblent montrer aucune réticence à intégrer la police axée sur la résolution de problèmes, certains défenseurs de cette dernière ne manifestent pas le même enthousiasme. En somme, l'incompatibilité dont nous faisions allusion plus tôt.

Pour Goldstein, l'application de la loi n'est qu'un moyen, non une fin en soi. (NDLR : Ici, on traite plus explicitement de déjudiciarisation, ce qui signifie que policiers en civil et collabos remplacent les… juges.) Critiquant la tendance générale des forces de l'ordre à négliger la finalité du travail de police au bénéfice de la réforme organisationnelle interne, Goldstein parle, ainsi que nous en fait part Brodeur, du « syndrome des moyens au détriment de la fin ». Première manifestation :  l'application de la loi pénale est l'objectif ultime de la police. La deuxième : la nécessité pour la police de recourir à des solutions autres que celles qu'offre le système de justice pénale pour atteindre ses multiples objectifs.

À la fin de son analyse, Brodeur en vient à la conclusion que le concept communautaire s'inspire de la police en équipe qui, dans le passé, s'est avérée un échec. Par exemple, rappelle-t-il, la patrouille préventive devait être éliminée afin de permettre aux membres de l'équipe de faire des interventions orientées vers la résolution de problèmes. Malgré le battage publicitaire dont son implantation a fait l'objet, la police communautaire, qui englobe ces mêmes activités, n'offre aucune garantie qu'elle ne subira pas le même sort.

Selon Brodeur, « il semblerait que les services de police aient connu bien peu de succès depuis les années 1970 dans leurs tentatives pour introduire ce genre de réforme. Par conséquent, il est permis de supposer que ( … ) les choses ont très peu évolué et que l'on s'est contenté de donner un nouveau nom aux réformes avortées. De nouvelles évaluations empiriques ne modifieront pas sensiblement notre impression qu'en dépit de la multiplication actuelle des initiatives, plus ça change, et plus c'est pareil. » (La suite demain)

News du vendredi 27 Juin 2008---------------

L'extrait du tome 1 de l'Étau Policier
Les citoyens ont bien d'autres préoccupations...

00h00– (La suite d'hier) Allons voir ce qu'en pense Goldstein, dont Brodeur cite aussi les propos. Dans la vaste gamme de programmes destinée à susciter la participation de la communauté, Goldstein distingue, lui aussi, deux orientations. L'une consiste à tisser de nouvelles relations avec la totalité ou une grande partie de la communauté, ce qui soulève plusieurs questions sur sa viabilité. L'autre, à limiter la participation aux seules personnes touchées par un problème particulier, approche jugée plus prometteuse.

Cependant, on a constaté que la communauté ne contribue que dans la mesure de ses possibilités à sa résolution. Brodeur soutient que cette approche correspond davantage à une police axée sur la résolution de problèmes qu'à une police communautaire. Soulignons au passage que Fourcaudot et Prévost écrivent que les citoyens ont à faire face à de nombreuses difficultés tels que le chômage, la baisse du pouvoir d'achats, etc. (Martine Fourcaudot et Lionel Prévost -Prévention de la criminalité et relations communautaires -Éditions Modulo)

Ils se préoccupent bien sûr de la criminalité, mais tous ne sont pas également motivés par la prévention. Notons aussi que des sondages scientifiques, n'ayant rien à voir avec les sondages bidons publiés dans les médias, prouvent hors de tout doute que les citoyens ont effectivement bien d'autres préoccupations. Nous y reviendrons. (La suite demain)

News du jeudi 26 Juin 2008---------------

Taser : Kennedy président du CPP
insatisfait de la collaboration de la GRC !

18H34 ― Telle est la déclaration qu'il a faite lors de son témoignage devant la commission d'enquête portant sur le décès du Polonais Robert Dziekanski survenu à l'aéroport de Vancouver après qu'un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) l'ait atteint de décharges électriques.

Kennedy, président de la Commission des plaintes du public contre la GRC (CPP), a publié la semaine dernière un rapport comportant 12 recommandations sur l'usage du Taser. Il a relaté que la GRC a commencé à mettre en oeuvre certaines d'entre elles. Il a précisé qu'il cherchait à créer suffisamment de pression pour l'obliger à changer la façon dont elle utilise l'arme.

Carnaval de Dunkerque

16H45 ― Les citoyens ne sont pas confinés en rangs serrés sur les trottoirs à regarder passer le défilé. Ils en font partie. S'habillent de façons colorées, se déguisent, plusieurs se maquillent aussi. Sont heureux d'être de cette fête annuelle qui existe depuis une trentaine d'années. On parle de défoulement, de dépaysement. Témoignage d'une participante enthousiaste : « La simplicité. Tout le monde est simple, tout le monde se tutoie, tout le monde s'embrasse. Il y a des chefs d'entreprises qui y participent avec leurs employés. Je trouve que c'est convivial, très convivial. » Excellent pour l'osmose, la réappropriation de l'espace public. Une belle fête citoyenne !

Dans la page s'affichant, un peu plus bas, cliquez sur VOIR LA VIDÉO (04:47).

OMS : nouvelles normes mondiales
pour réduire les risques en chirurgie

00H00 – Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 234 millions d'interventions chirurgicales majeures sont pratiquées chaque année et des études indiquent des complications, voire des décès, pour une proportion non négligeable d'entre elles.

Dans les pays industrialisés (ça nous concerne tous), de graves complications surviennent dans 3 à 16% des interventions sur les patients hospitalisés, avec des taux d'incapacité définitive et de mortalité d'environ 0,4 à 0,8%. Dans les pays en développement, les taux de mortalité seraient de 5 à 10% pour les interventions majeures.

L’OMS propose aux chirurgiens l’équivalent de la check-list que les pilotes d’avions doivent vérifier avant de décoller. Elle définit trois phases lors des interventions chirurgicales: avant l'induction de l'anesthésie, avant l'incision et avant la sortie du patient du bloc opératoire.

Le dossier que je vous propose comporte plusieurs éléments. Impossible de vous indiquer tous les endroits où aller. Je m’en tiens donc aux quatre principales Avenues, à vous de trouver Rues, Ruelles et autres dédales et méandres.

Des textes et vidéos à un endroit que j’indique plus loin…

Annonce officielle du programme – L’article suivant ajoute au précédent, dans le bas de la page une adresse email pour plus d’infos – La sheck-list en anglais (Safe Surgery Saves Lives), dont 3 vidéos dans le bas de la page. Lignes directrices et liste de contrôle publiées sont une première édition. Elles seront finalisées avant leur diffusion fin 2008, quand l’évaluation mondiale des huit sites pilotes de l’OMS sera terminée – Un document détaillé, format PDF. Avertissement : les sites de l’ONU sont parfois un peu lents à s’afficher.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La surveillance collective du crime 
n'a aucune incidence sur le taux de criminalité

Copyright

00H00 – (La suite d’hier) Brodeur se réfère aussi à John E. Eck, membre du Police Executive Research Forum de Washington, et à William Spelman (Who ya gonna call ? The police as problem busters), ainsi qu'à T. Bennett (Evaluating Neighbourhood Watch).

Il écrit que ces chercheurs s'entendent pour dire également que la surveillance collective du crime n'a aucune incidence sur le taux de criminalité. Elle peut tout au plus conférer un sentiment de sécurité à la communauté et « intensifier (sic) la communication entre elle et la police », ce qui rehaussent l'image de la police et augmente la satisfaction professionnelle de ses membres. Il ajoute que la plupart des études d'évaluation confirment l'impact limité des programmes communautaires de lutte contre le crime sur le taux de criminalité, voire sur le sentiment de sécurité.

Elles sont donc toutes, dans l'ensemble, peu concluantes, d'après lui. Et ainsi que l'indiquent Pawson et Tilley (What works in evaluation research ?), il est même difficile, continue Brodeur, d'interpréter le langage contourné dans lequel elles sont rédigées : « Les réformateurs sont d'une impatience notoire lorsqu'il s'agit d'obtenir des résultats et ils n'hésitent pas à troquer la dernière panacée contre un nouveau plan ».

Eck et Spelman vont jusqu'à dire, ainsi que le rapporte Brodeur, que la police axée sur la résolution de problèmes et la police communautaire ne seraient pas « synonymes » (NDLR : Ne seraient pas compatibles ?) Alors que la première devrait dépendre de la deuxième, elle a plutôt tendance à faire cavalier seul. (La suite demain)

News du mercredi 25 Juin 2008---------------

Je comprends pas pourquoi…

15H02 – … des internautes utilisent le navigateur Internet Explorer. Pourquoi l’escargot alors que le guépard FireFox galope à 70km ? Y’en a qui savent probablement pas qu’ils peuvent avoir plusieurs navigateurs dans leur ordi. Je vous suggère d’essayer le félin, dernière version, la 3, en français. C’est gratuit en plus. Si vous ne l’aimez pas, supprimez le en utilisant le Taser.

Suis super content…

14H25 – … de vous avoir déniché ces photos d’un genre assez particulier, je dirais même très... De quoi vous étonner, je pense : les sentiers un million de fois battus, c’est pas l’fun ! En plus de celles affichées dans la page, à parcourir de haut en bas, il y en a aussi dans les hyperliens.

Pragmatisme vs idéalisme

13H12 – L’auteur, dont j’ignore le nom, écrit qu’il semble que l'idéalisme fasse peur. Les idéaux aliènent. Ils seraient un aveuglement, une négation de la réalité. L'idéale mène à l'idéologie. Il veut corrompre la réalité, la tordre, la soumettre. Le pragmatisme, lui, ne cherche qu'à améliorer les choses au jour le jour. Pourtant... On ne peut finir par se demander : quelle est la finalité de nos actions ? Le pragmatisme (qui mène aussi à l’idéologie) est dans le court terme sans cesse renouvelé tandis que l'idéalisme est dans le long terme.

Un bon texte comme il m’arrive d’en trouver. Quelle richesse, ce web !

Le documentaire animé
à de l’avenir !

11H45 – Et les cinéphiles le doivent à Ari Folman, qui a produit Valse avec Bachir. Membre de l’armée israélienne, il fut témoin, à l’âge de 19 ans, des massacres en 1982 de Sabra et Chatila.

Avant de réaliser son projet, il a fouillé dans ses souvenirs, interrogé aussi des militaires qu’il avait connus à l’époque sur le terrain. Il avait le choix entre filmer une suite d’interviews ou produire un dessin animé. Il a opté pour cette dernière alternative parce qu’elle lui permettait de tout montrer, tout interpréter et tout expliquer. D’où l’immense intérêt pour son documentaire.

Lorsqu’il prendra l’affiche près de chez vous, n’hésitez pas, allez le voir. Ça n’a rien à voir avec les dessins animés de Disney. C’est du sérieux, comme on dit.

En attendant, contentons-nous de la bande annonce. Dans la page s’affichant, colonne de gauche, l’article traitant de cette révolution cinématographique et, plus bas, la vidéo.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La police n’a de communautaire que le nom

Copyright

00H00 – (La suite d’hier) Dans le cas de la police en équipe, Brodeur s'est notamment inspiré de Sherman, Milton et Kelly qui ont publié une étude, en 1973, portant sur sept corps policiers - dont ceux de New York, Détroit et Los Angeles - où on a tenté de l'y mettre sur pied. Tout comme la police communautaire, elle consistait, entre autres, en l'implantation de mini postes de police, de patrouilles à pied et de la surveillance collective du crime. L'opération visait à créer un style professionnel de patrouilles décentralisées.

« Cet objectif n'a été atteint dans aucune des villes étudiées », signalent les trois auteurs. Ils en attribuent l'échec principalement aux cadres responsables de l'administration des services. Voyant leur pouvoir menacé par la police en équipe, ils en ont entravé, et dans certains cas même saboté, la mise en oeuvre.

Pour ce qui est de la police communautaire, Brodeur a consulté notamment celle de Wesley G. Skogan, politicologue et criminologue de l'Université Northwestern, en Illinois, et publiée en 1993. Aux États-Unis, écrit Skogan, nombreux sont les exemples d'expérimentations qui ont échoué et de grandes villes où le concept même s'est dissout. Selon lui, « la police communautaire continue à être suspectée de n'être qu'une opération réussie de relations publiques ». Il soutient que  la démonstration que la criminalité a été réduite est rarement faite.

Brodeur le cite : « Je n'ai connaissance d'aucune évaluation démontrant une réduction du niveau de criminalité conventionnelle. De surcroît, si davantage de projets avaient mis en évidence une telle réduction, les critiques auraient pu alors suggérer l'hypothèse d'un déplacement plus que d'une véritable prévention de la criminalité, puisque, en effet, aucune des évaluations n'a prévu de mesurer cette hypothèse. »

(NDLR : À l'image de la prostitution, dans les pays où elle est interdite, la criminalité se déplace ailleurs ou s'enfonce davantage dans la clandestinité. Cependant, évitons de nous égarer. Car, fondamentalement, et il est nécessaire d'y revenir, le principal objectif du concept n'est pas de lutter contre la criminalité mais bel et bien de procéder aux contrôles et nettoyages sociaux des citoyens n'ayant commis aucun acte criminel.) (La suite demain)

News du mardi 24 Juin 2008---------------

Ce 24 juin, fête nationale des Québécois…

20H47 – …. beaucoup de monde le long du défilé annuel, rue Sherbrooke, à Montréal. Une première vidéo dans la page s’affichant, d’autres plus bas.

Graffitis urbains

18H06 – Je ne veux surtout pas encourager le graffiti illégal : stations de métros, bus, murs d’édifices, de petits commerces, de maisons, etc. Je suggère aux graphiteurs de créer une association et d’engager le dialogue avec les dirigeants de leur municipalité sur les endroits où ils pourront faire exploser leur créativité. Au nom du pluralisme et de la liberté d’expression, ils y ont droit. D’autant que les arts de la rue se développent rapidement lorsqu’ils sont concentrés dans un même secteur. Ils n’attirent pas seulement les résidents, les touristes aussi.

Visiter de haut en bas la page s’affichant.
Jetez un œil aussi au Festival la Rue est à Nous.

Autre site de graffiteurs, à visiter aussi de haut en bas. Ensuite, cliquez sur la page 2 et ainsi de suite.

Canada : nouvelle victime du Taser

14H15 – Selon La Presse canadienne, l’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, est décédé hier lundi après que des policiers en eurent fait usage.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
La police communautaire s’est avérée un échec

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00H00 – (La suite d’hier) Avant d'aborder certains éléments du livre de Normandeau, utile de souligner qu'on peu lire l'énoncé suivant, dans le document fédéral que le criminologue cosigne avec Leighton : « ( ... ) nous sommes engagés, écrivaient-ils en 1990, dans un exercice visant à établir l'équilibre entre, d'une part, les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de tous les citoyens et, d'autre part, l'acceptation, par ces mêmes citoyens, d'une diminution consécutive de leurs libertés fondamentales ». (André Normandeau et Barry Leighton - Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990) Aucune ambiguïté, tout est on ne peut plus clair. Une citation à se remémorer tout au long de la lecture de ces pages, à ne jamais oublier non plus.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'on tente de réformer la police. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Depuis 1945, on a multiplié les expériences, dont celle de la police en équipe, qui ressemble comme une soeur jumelle à la police communautaire, et s'est avérée un échec... C'est la conclusion qu'en fait le criminologue Jean-Paul Brodeur, professeur de l'Université de Montréal, l'un des collaborateurs auxquels Normandeau a fait appel. Comment y est-il arrivé ? Il a lu des études témoignant de cette recherche, aux États-Unis et au Canada, comparant celles portant sur la police en équipe à d'autres ayant trait à la police communautaire. Il a pu voir les similitudes dans la philosophie et l'infrastructure. (La suite demain)

News du lundi 23 Juin 2008---------------

Scène internationale

15H59 – Il m'arrive de sortir du thème de ce site. Il existe des événements qu'on ne peut garder sous silence. 

Ainsi, le naufrage du pétrolier Erika. Vous vous souvenez en 1999, au large des côtes de la Bretagne ? Le procès s’est amorcé au début de 2007. L’année suivante, la pétrolière Total, parmi les accusés trouvés coupables, est condamnée à verser plus de 190 millions d’euros aux victimes. Elle ira en appel : j’ai cherché la suite, mais sans succès. Deux vidéos.

Le génocide au Congo, en est un autre et de loin le plus important. Au sommet et dans le bas de la page s’affichant, une dizaine de reportages vidéos tournées sur le terrain avant, pendant et après la tuerie. Vidéos regardant et écoutant ce qui se passe. Un document d’une grande valeur historique.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Le Far West dans sa version la plus moderne

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00H00 – (La suite d’hier) L'ex-CUM (Communauté urbaine de Montréal) a produit, conjointement avec son corps policier, un document qui en dit long sur ses aspirations… communautaires. (La Police de quartier - Ensemble pour mieux servir, auquel j'ajoute le bilan annuel des activités policières, de chacune des années de 1993 à 1997, ces derniers publiés par ce même corps policier) Page après page, rien que de la propagande dithyrambique. Le docu de l'ex-CUM possède tous les ingrédients du piège idéologique, du dogme impénétrable auquel on se doit d'adhérer sans chercher à comprendre.

La police communautaire, y indique-t-on, constitue une nouvelle stratégie devant se situer au-delà de la lutte contre le crime et de l'application de la loi afin de résoudre une variété de problèmes tellement hétérogènes qu'il est impossible de trouver un terme les qualifiant de manière globale. Elle suppose une meilleure communication entre policiers et citoyens et l'établissement d'un climat de respect et de soutien afin, explicite-t-on, d'aider les policiers à solutionner ces problèmes sans recourir au système de justice pénale.

Climat de respect ?! Avec tout ce qu'on a vu jusqu'à présent, et tout ce qui suivra, déjà ça sent et goûte fortement l'utopie. Ressemble à la stratégie de Fidel Castro, qui recourt encore à toutes les contraintes et contorsions inimaginables pour faire croire aux Cubains qu'il transformera en limonade l'eau salée de la mer des Caraïbes. Et pendant que le bon peuple pense que cela arrivera un jour, Castro le domine et le réprime.

Attardons-nous aux formulations " au delà de la lutte contre le crime " et " résoudre une variété de problèmes hétérogènes ". En plus clair, cela signifie que le concept n'a pas pour objectif de lutter contre le crime, sa raison d'être étant de procéder aux contrôles et nettoyages sociaux des vitres cassées du système, les pauvres. Et quand on indique que le concept se situe " au-delà de l'application de la loi ", cela signifie qu'on sort du cadre légal.

Est-ce à dire que polices municipales, régionales et provinciale du Québec ont, en de très nombreux cas, remplacé les juges ? Oui, puisque se sont elles qui décident qui sera in ou out de la société. Le Far West, dans sa version la plus moderne. (La suite demain)

News du dimanche 22 Juin 2008---------------

U2….

20H06 – …. Elevation !  

Caricatures venant d’islamfrance

18H40 – Elles sont sur le site de Sifaoui, dont je parle ci-dessous. Un peu plus bas dans la page s’affichant, cliquez sur PHOTO SUIVANTE, à droite.

L’Islam est une idéologie totalitaire

18H30 – Prenez connaissance de cet exemple récent le démontrant encore une fois. Mohamed Sifaoui, qui vit en France, a dénoncé le fascisme musulman. Par la suite, il a fait l’objet de nombreuses menaces de mort. Dernièrement, il a été agressé en pleine rue, en plein jour. Le site FAIRE LE JOUR demande à la police de le protéger. Visitez aussi le site de Mohamed Sifaoui.

La reconstruction du Japon…

17H22 – …après la guerre.

Un premier soldat français est tué en Afghanistan…

15H32 – … et déjà certains commentaires circulent sur le web. Combien seront-ils à dénoncer la présence de la France dans ce pays lorsque le nombre de victimes passera à 84 ainsi que c’est le cas de l’armée canadienne ? Le commentaire est publié sur le site Liberté d’Expression...

Dans les cas exceptionnels de défense de la patrie contre de véritables agresseurs qu’on n’a pas été cherchés ou qu’on n’a pas fabriqués par notre propre agressivité, cela peut se comprendre. Nous n’avons pas à fabriquer nous-mêmes, par nos actions agressives, les terroristes qui viendront se venger contre nous. Laissons les Afghans régler leurs problèmes entre eux : on s’en fout du régime qu’ils se donnent.

Samedi 21 juin : la fête de la musique célébrée
dans 340 villes de plus de 100 pays

01H19 – Elle a été créée en 1982 par le ministre français de la Culture Jack Lang. Fête, musique, danse et amour sont intimement liés. Le ministère français de la Santé a fait distribuer dans 38 villes un million de… préservatifs : le sida moins bon que l’amour.

Dans la page s’affichant, une vidéo sur la fête à Tel-Aviv. Au sommet de la colonne de droite, d’autres disponibles : cliquez sur REPORTAGE puis sur FESTIVAL DES MUSIQUES NOMADES et enfin sur UN FESTIVAL DE MUSIQUE ARABE À NEW YORK.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Ils avaient de bons motifs d'en divulguer le moins possible   

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00H00 – (La suite d’hier) De son côté, le pouvoir politique a été avare de commentaires. Pointons l'index sur les élus initiés aux activités clandestines de la police, généralement des avocats, et y baignant quotidiennement de par leur fonction, notamment les ministres péquistes de la Sécurité publique qui se sont succédés sous les gouvernements péquistes successifs de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et de Bernard Landry, le Solliciteur général du Canada, membre du gouvernement fédéral libéral de Jean Chrétien et une non élue, la présidente Vera Danyluk de l'ex-Communauté urbaine de Montréal (CUM), qui fut, jusqu'à la fin de 2001, responsable de la police.

Ils se sont tous contentés de quelques mots prononcés du bout des lèvres, occasionnellement. Ces gens, imitant en cela leurs prédécesseurs, avaient contracté cette incroyable arrogance consistant à croire qu'ils savaient mieux que personne ce qui était bon pour les citoyens : ceux qui leur ont succédé n'ont guère fait mieux.

Citons le cas de Vera Danyluk. L'implantation du concept n'a fait l'objet d'aucun débat public. Sur le territoire de l'ex-CUM pouvoir et police se sont contentés de consultations et de sondages bidons, parce que la population ne sait même pas que la police en civil existe et qu'elle agit continuellement dans l'illégalité. Ensuite, Danyluk, a fermé la boucle en déclarant aux médias : « On va se donner la police qu'on mérite ».

De fait, les citoyens y ont adhéré sur la base de quelques slogans : lutter contre la criminalité, restaurer sentiment de sécurité et qualité de vie. Rien d'autre. C'est en allant derrière le discours et les documents officiels que l'on s'aperçoit que ces élus, et la non élue Danyluk, avaient de bons motifs d'en divulguer le moins possible. (La suite demain)

News du samedi 21 Juin 2008---------------

Tout savoir ou presque sur le vieillissement

21H15 – La Fondation internet nouvelle génération (FING) s’interroge. En quoi les technologies peuvent-elles contribuer à changer la manière dont nous vieillissons, et la manière dont nos sociétés vieillissent ? En quoi l’allongement de la durée de la vie change-t-il la manière de concevoir des produits et services numériques ?

L’approche est teintée de marketing, dans le sens qu’on cherche à déterminer les produits qui sont les plus utiles au citoyen vieillissant, à les améliorer et à en créer de nouveaux pour mieux répondre à ses besoins. Il lui appartient ensuite de décider ce qu’il prendra et ne prendra pas.

Cependant, avant d’en arriver à cette étape, nécessité il y a de connaître en profondeur le phénomène du vieillissement. Le volet le plus intéressant de la démarche, selon moi. Car la FING anime des groupes de travail. Ainsi qu’on le souligne, même si le citoyen est en bonne santé, le vieillissement a des effets sur chacun. Il est inéluctable, irréversible. Ce n’est pas une maladie, mais un phénomène touchant toutes les fonctions du corps. Il a aussi une dimension cumulative : les problèmes physiques ont des effets sur le cognitif ou le psychique.

Deux sites à visiter : Ce que vieillir veut dire  –  Ensuite, le forum tenu à Aix-en-Provence, en France, au début de juin 2008 sur le thème du vieillissement et des nouvelles technologies. En tout, 11 vidéos à haute définition.  

Le Taser de plus en plus en vente libre ?

10H26 – Son fabriquant en offre désormais une version civile, citoyenne, notamment aux USA. L’arme serait cependant moins puissante que celle dont disposent les corps policiers.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Chiens de garde de la démocratie
devenus de gentils caniches de salon

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00H00(La suite d’hier) Quelques années plus tard, le criminaliste Normandeau récidivait en publiant un livre où il réitère sa profession de foi à l'égard du modèle de la police communautaire. (André Normandeau - Une police professionnelle de type communautaire - Éditions du Méridien) Néanmoins, par soucis d'honnêteté professionnelle, il s'est entouré de collaborateurs ne partageant pas tout à fait son enthousiasme. Par conséquent, l'éventail d'opinions qu'il y présente en permet une approche critique. Absolument rien à voir, et on y reviendra, avec la propagande véhiculée par le pouvoir et la police, ainsi qu'on l'a constaté dans les médias québécois quand concept a été implanté sur l'île de Montréal, au Québec, au cours des années 1996-97 et 98.

À l'époque, dans les médias, la police a été particulièrement volubile sur ses bienfaits. À l'entendre, le concept guérirait la société d'une bonne part de tous ses maux. Dans les articles de journaux, on trouvait régulièrement des entrefilets sur le sujet. Combien de journalistes savaient ce qu'il impliquait vraiment ? Ils tenaient leurs infos de la police, qui leur en a disait le moins possible. Ils ont endossé la réforme sans poser de questions, ni s'en poser à eux-mêmes. Les chiens de garde de la démocratie se sont comportés comme de gentils caniches de salon.

Lorsqu'ils ont cessé de propager le message messianique, un autre moyen de diffusion, autrement plus efficace, a pris la relève : la police en civil, utilisant le bouche à oreille, a ameuté la population sur les dangers de l'omniprésence de la criminalité. Au point où des citoyens, et c'est particulièrement le cas de ceux participant à des activités clandestines illégales de la police, n'ont que ces mots en bouche : criminalité, police communautaire, prévention. (La suite demain)

News du vendredi 20 Juin 2008---------------

Canada : La ligue des droits et libertés enquête
sur l’impact des listes des personnes interdites de vol

22H35 – Selon La Presse canadienne, un an après l’entrée en vigueur de la liste canadienne, elle souhaite avoir une meilleure idée de ce que vivent les voyageurs se retrouvant, à leur insu, sous le radar des gouvernements (dont celui du gouvernement conservateur de Stephen Harper).

Elle s'est jointe récemment à la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles, qui compte une trentaine de groupes de défense des libertés civiles à travers le Canada, afin de réaliser une étude qui recueillera les témoignages de voyageurs qui ont eu des démêlés avec des compagnies aériennes, des fonctionnaires ou des agents des douanes, au moment de traverser la frontière.

Ceux souhaitant participer à l’enquête peuvent le faire via un site Internet (www.surveillancedesvoyageurs.ca) ou la ligne téléphonique sans frais 1-866-613-0778.

Sur Cyberpresse, lisez l’article du journaliste Daphné Cameron :
Listes d’interdictions de vol : cauchemar pour les passagers visés !

Célébrations du 400e de la fondation de la Ville de Québec
Le FRAPRU étalera la rareté de logements sociaux

21H28 – Voyons la situation en bref telle que d’écrite par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Au Québec, les logements libres se font rares. Les plus susceptibles de vivre de la discrimination sont les couples avec enfants, les personnes assistées socialement et les membres d’une minorité visible : dans les communautés autochtones de la province, les conditions d’habitation s’apparentent à celles du tiers-monde.

Une grand nombre engloutissent 30%, 50%, voire 80% de leur revenu pour se loger et se demandent mois après mois ce qu’ils doivent prioriser : payer le loyer ou manger ? De plus en plus de ménages n’arrivent carrément plus à payer le loyer, selon l’organisme. L’an dernier, 45 706 causes de non-paiement pouvant entraîner l’éviction ont été présentées à la Régie du logement. C’est 6 000 de plus qu’en 2000.

Commentaire de l’auteur et écrivain François Avard, qui appuie le projet du FRAPRU de dévoiler la situation aux touristes qui assisteront aux 400e : « Avant de financer des guerres et conflits armés, les gouvernements devraient tout d’abord penser à leur propre misère, celles des personnes incapables de s’offrir un logement. » Il considère que l'argent des contribuables devrait tout d'abord servir à « garantir des droits minimums » aux citoyens. (Allusion au gouvernement conservateur de Stephen Harper qui investit des milliards dans la guerre en Afghanistan.) D’autres appuies ici.

En quoi consiste ce projet ? L’organisme aménagera dans la Ville de Québec un camp de mal-logées du 26 au 28 juin inclusivement. L’endroit demeure encore un secret bien gardé. Lors de la dernière journée, une manif festive clôtura l’événement. Le programme prévu est disponible ici. Visitez également le site du FRAPRU.

La Transorientale

12H29 – Vroum, vroum, piste tortueuse, beaucoup de poussière et un… mort jusqu’à présent. Attachez votre ceinture, ça roule vite.

Les photos et la vidéo du jour ?
Seulement de mauvais souvenirs d’une guerre sale

12H04 – Les conflits armés, quoi qu’on cherche à nous faire gober de nos jours, ne sont pas propres, propres, très loin de là. En témoigne, notamment, l’utilisation de l’Agent orange lors de la guerre au Vietnam : 45 millions de litres, 20 000 villages, 5 millions de citoyens affectés. Un défoliant chimique hautement toxique, qui a produit notamment des enfants difformes, contaminé sols et eaux. 

Un produit tenace aussi que l’humanité doit à la multinationale Monsanto. Car des Vietnamiens en souffrent encore aujourd’hui : plusieurs maladies, dont le cancer. Les fameux dommages collatéraux. On ne fait pas une omelette sans casser des œufs, n’est-ce-pas. Photos et vidéo (06:34), colonne du centre, explorer la page de haut en bas. D’autres clichés explicites sur cette autre. Cliquez sur NEXT pour voir le lot au complet.

De nos jours, on utilise des munitions contenant de l’uranium appauvri (UA), avec les mêmes résultats, semble bien : Irak, Afghanistan, etc.  L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait cette mise en garde au sujet de l’UA.

A la suite d’un conflit, il arrive de déceler des contaminations des aliments et de l’eau dans les zones touchées même après quelques années. Il convient donc de procéder à des contrôles lorsqu’il est raisonnable de penser que des quantités importantes d’UA ont pu passer dans l’eau souterraine ou la chaîne alimentaire. L’élimination de l’UA doit suivre les recommandations nationales ou internationales sur l’utilisation des matières radioactives.

(NDLR : Qui s’en occupe ? Le pays conquis ou l’armée qui l’a envahi puis plié bagage depuis ? Ce n’est pas sans faire penser aux mines antipersonnel qui continuent de tuer ou mutiler même lorsque la guerre est terminée.)

Pourquoi utilise-t-on l’UA ? Allez sur le site de la Revue militaire canadienne, lisez L’UTILISATION MILITAIRE DE L’UA, plus bas, en caractères rouges. Également TRAVAUX EN COURS, en rouge, quelques pas plus loin.

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Une décision entre membres d’une même famille

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00H00(La suite d’hier) Au Canada, on a entendu parlé du concept pour la première fois, semble bien, au début des années 1990. Lorsque André Normandeau, criminologue et professeur de l'Université de Montréal, et Barry Leighton, un chercheur, ont publié un rapport sur une enquête qu'ils avaient effectuée à la demande du solliciteur général du Canada, Pierre Cadieux, et portant sur la police de l'avenir. (André Normandeau et Barry Leighton - Une vision de l'avenir de la police au Canada : Police-défi 2000 - Direction de la police et de la sécurité, Secrétariat du Ministère du Solliciteur général du Canada, 1990)

Les deux auteurs, après avoir sillonné le Canada et rencontré des élus, des directeurs de police et associés, des syndicats policiers, des fonctionnaires et des citoyens, faisaient état dans leur rapport d'un « consensus croissant » à l'effet  « que la police communautaire constitue la réponse la plus appropriée aux défis et problèmes de la police au cours des dix prochaines années ».

Consensus croissant ? Se dégage plutôt de la liste des groupes rencontrés l'impression d'une consultation ciblée, sans grand risque de remise en question de l'approche policière préconisée. Et même si la population avait été largement consultée, comment aurait-elle pu prendre une décision éclairée, ignorant tout du modus operandi illégal prévalant dans l'underground policier ? On peut dire de même des élus, qui dans la très grande majorité sont nuls en matière policière. En somme, on a décidé entre membres d'une même famille du système policier qui serait le nôtre. (La suite demain)

News du jeudi 19 Juin 2008---------------

Taser : des déclaration et faits….

18H25 – … rapportés cette dernière semaine par des médias canadiens.

L'enquête de la Commission des plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada (CPP) avait été entreprise à la demande du ministre canadien de la Sécurité publique Stockwell Day après le décès de Robert Dziekanski, en fin d’année 2007, à l'aéroport de Vancouver. Le ressortissant polonais avait reçu au moins deux décharges de Taser. Ses derniers moments ont été captés sur vidéo et diffusés dans le monde entier.

Mercredi 18 juin 08, source Radio Canada, Saskatchewan…
Paul Kennedy, président de la CPP : « Il faut trouver une façon de traiter les gens comme des êtres humains ».

Article du 18 juin 08 du journaliste Normand Rhéaume de LCN. Le président de la CPP déplore que depuis 2001 des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) aient utilisé le pistolet Taser 90 fois contre des jeunes de 13 à 16 ans.

Depuis l'introduction de cette arme dans l'arsenal de la GRC vers la fin de 2001, les archives policières fédérales font état de 4 234 rapports d'utilisation ou de menaces d'utilisation. Toutefois, une vérification de la CPP a permis de constater que les deux tiers des plaintes soumises par le public à la suite d'un tir de Taser n'avaient pas fait l'objet d'un rapport (formulaire #3996) par un membre de ce corps policier.

Mardi 17 juin 08 article traitant de l’enquête effectuée par Radio-Canada/CBC et la Presse canadienne.

Autre article traitant de l’enquête, on y apprend notamment : que dans la plupart des cas, les personnes victimes du Taser n’avaient pas d’arme ; que dans 31 cas, la GRC a utilisé l’arme sept (7) fois ou plus sur une même personnes.

Déclaration du Dr Stanley Nattel, cardiologue à l’Institut de cardiologie de Montréal : « Plus longue est la décharge, plus le risque de capturer le coeur et de causer une arythmie est grand. En plus, les substances relâchées par les muscles peuvent avoir des effets néfastes sur le coeur et sur le fonctionnement électrique du coeur ».

Dans le bas de cette même page, sous le titre AUDIO-VIDÉO cliquez sur FRÉDÉRIC ZALAC S’EST PENCHÉ SUR LA QUESTION. Vidéo de Radio Canada (02:11)

Des ouvrages traitant de sujet nous concernant tous

15H10 – d’Armand Mattelart, La globalisation de la surveillance, Éditions La Découverte. Vidéosurveillance, fichage, empreintes génétiques, écoutes, puces RFID. Dans les régimes démocratiques, les différentes techniques d’intrusion dans la vie quotidienne des individus se multiplient, au nom de la lutte contre les “nouvelles menaces”.  Les États ont imposé et construit une définition de l’ennemi de plus en plus floue, tellement floue qu’elle a permis et permet encore tous les abus.

De Gilles Sainati et Ulrich Schalchli, La décadence sécuritaire, Édition La Découverte. Ils démontrent la chute rapide (dix ans) et programmée de pans entiers de l’État de droit. L’angle d’observation est celui de la disparition des notions mêmes de justice, de juste et de droit, en faveur d’un arbitraire bureaucratique qui sert une fraction de plus en plus étroite de la population. “Tolérance zéro”, pénalisation des comportements sous le vocable d’“incivilités”, tatouage des populations à travers les fichiers informatiques, marquage génétique, inféodation de l’appareil judiciaire à un exécutif musclé...

Vous pouvez en savoir un peu plus ici, au milieu de la page s’affichant.

Canada : rapport sur l’usage du Taser
Moratoire si des recommandations ne sont pas respectées

10H25 – Il a été déposé hier mercredi 18 juin par le président de la Commission des plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada (CPP), Paul. E. Kennedy. Il propose (le ministre canadien de la sécurité publique, le conservateur Stockwell Day, disposera…) la mise en œuvre immédiate de 12 recommandations.

Kennedy : « Elles ont été formulées pour que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) rende compte publiquement de l'utilisation qu'elle fait de cette arme, qui a suscité des préoccupations importantes chez les Canadiens et pour en empêcher une utilisation abusive (…) ». Ce qu’elle ne fait que partiellement, l’info n’étant pas appuyée par les faits. Les conséquences ont été lourdes, signale Kennedy.

Quelques unes des recommandations. L'utilisation de l’arme ne doit être autorisée que dans les situations où le sujet a un comportement « combatif » ou représente une menace de « mort ou de lésions corporelles graves » pour l'agent, le sujet lui-même ou le public, ainsi que dans les situations où le sujet semble en état de délire agité. Chaque utilisation doit faire dans les plus brefs délais l’objet d’une intervention médicale.

L'arme doit être utilisée seulement par les policiers ayant le rang de caporal ou un rang supérieur en milieu urbain et les gendarmes ayant au moins cinq ans d'expérience opérationnelle et travaillant dans des détachements en milieu rural. Enfin, la GRC doit rendre publics les rapports semestriels et annuels demandés concernant son utilisation. 

PS : La question que je me pose à cette étape-ci est la suivante : est-ce que les recommandations concernant la GRC seront appliquées également aux autres corps policiers du Canada ? Il le faudrait, autrement le free for all continuera de sévir dans les corps policiers municipaux, régionaux et provinciaux.

Bref résumé du Rapport Taser

Pour obtenir une copie du Rapport de près de 80 pages, faites en la demande par courriel (org@cpc-cpp.gc.ca). Je doute que celles provenant de l’extérieur du Canada soient acceptées. Je vous recommande de patienter un peu parce que le document complet sera bientôt disponible sur le site de la CPP, en anglais et en français.

Site de la Commission des plaintes du public contre la GRC

L’extrait du tome 1 de L’Étau Policier
Police communautaire, de quartier ou de proximité
et le mystère de la Sainte Trinité

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00H00(La suite d’hier) Le Canada n'est pas le seul pays à avoir adopté le concept de la police de quartier (formulation englobant, entre autres, la police de quartier et la police de proximité), la France et des États des États-Unis ont fait de même, notamment.

Au Québec, l'une des provinces du Canada, la nouvelle approche a permis aux policiers de reconstruire la société à leur image et ressemblance, un peu comme Dieu aurait créé Adam et Ève. Clandestinement, sans débat démocratique au sein de la population. Ce sont les flics qui ont décidé ce qui était bon pour les citoyens. Pas les élus, qui sont pour la plupart nuls en matière policière, mais les flics. Il y a fort à parier que partout dans le monde où l'approche a été appliquée sur le terrain les résultats ont été les mêmes.